D’après Le Point, la mesure serait d’ores et déjà validée, et entrerait en vigueur dès janvier 2018. Sur les routes françaises bilatérales, donc sans séparateur central, la limitation serait abaissée de 10 km/h, passant de 90 à 80.

Ce serait donc un passage en force de cette mesure, véritable serpent de mer de la DSR, qui s’appuie pour la défendre sur… du vent ! Une expérimentation a été faite sur certaines routes, sans que les résultats de cette pseudo-expérimentation n’aient été rendus publics ! Nous, citoyens, en serions donc réduits à subir une fois de plus les diktats du « tout-vitesse » et du « tout-répressif » que ne cessent de nous asséner nos gouvernements successifs.

En ligne de mire, la rentabilité des radars, déjà mise à mal par un rapport sénatorial qui fustige l’utilisation des fonds récoltés à d’autres fins que des investissements en sécurité routière.

La Fédération Française des Motards en Colère n’a que des demandes de bons sens, par exemple :

Que l’argent récolté par les radars servent à plus de sécurité pour les usagers : entretien des routes, doublage des glissières de sécurité, etc…

– Que les autoroutes, réseau le moins accidentogène, soient rendues aux usagers et accessibles gratuitement.

Là se trouve les réels gisements de sécurité routière et leur mise en œuvre est urgente.

Signez, faites circuler, et comptez-sur nous pour continuer à vous défendre

POUR SIGNER , RDV ICI

Le journal « Le Point » et d’autres médias presse déclarent que le gouvernement Philippe annoncerait la limitation à 80 km/h sur la plupart des routes départementales et nationales lors d’un prochain Conseil National à la Sécurité Routière, dont ce serait la mesure “phare”.

 

Au-delà du conditionnel qu’il convient d’utiliser en la matière, ce n’est pas une surprise : il s’agit d’un vieux serpent de mer de la DSR, qui depuis des années ne sait plus à quel saint se vouer pour donner l’illusion d’agir tout en mettant les citoyens à contribution (financière).

L’expérimentation menée depuis 2015 sur 80 km de routes nationales (RN7, RN151 et RN57) , sans qu’aucune et réelle amélioration de la sécurité routière sur ces portions n’ait été constatée.
Le gouvernement jugera par contre sans doute positif que le nombre de véhicules verbalisés par les radars automatiques installés dans ces zones tests ait été, pour certains, multiplié par 3 !

Nous attendons donc de voir quelle argumentation fallacieuse nous sera servie pour juger de notre colère à être pris pour des ignorants et des imbéciles.

Il ne restera plus à l’Etat, ensuite, qu’à expliquer comment il compte résoudre toutes les questions de fond qu’une telle mesure provoquerait :
• Les poids lourds sont déjà limité à 80 km/h sur le réseau secondaire… faudra-t-il abaisser leur limitation au risque de désorganiser toute la logistique du fret routier (temps de routes et géolocalisation des plateformes logistiques) ?
• Les VL devront-ils rouler à la même vitesse que les PL avec tous les désagréments que ça implique en termes de visibilité et distances de sécurité, possibilité de dépassements, etc…
• Quel sera le coût du changement des panneaux, en matériel et en moyens humains ? Qui payera ces frais ?
• Que vont en dire les organisatiosn syndicales des chauffeurs routiers ?

• Comment les données numériques (GPS, Coyote, Waze…) vont-elles être adaptées à ce changement de vitesse ? Dans quelles conditions ?

Enfin mais pas le moindre : sur combien d’argent issus des radars automatiques, et donc de taxes indirectes, la sécurité routière compte-t-elle pour abonder le budget de l’Etat ? Et comme toujours, dans quelle mesure cet argent sera-t-il utilisé pour la sensibilisation routière et la formation aux usagers de la route ?

Cette année , l’Assemblée Générale de votre FFMC préférée se déroulera le Samedi 10 Février 2018 au restaurant La Pat’ de l’Ours à CORVEISSIAT .
Votre antenne à besoin de ses adhérenys pour continuer d’avancer, il est donc important de reserver sa journée des maintenant .

Après la réunion nous vous proposons un repas pour la modique somme de 17 roros pour ceux que ça intéresse .
Les repas sont sur réservation UNIQUEMENT et à l’adresse mail ffmc01@ffmc.fr , les places sont limitées et notre hôte du jour ne peux pas pousser les murs 😉
Le menu n’est encore pas décidé mais vu l’endroit ca sera forcement bon !

Toutes les infos vous seront données au fur et à mesure sur la page FFMC , sur le site et par mail dans les prochaines semaines .

A l’heure des interdictions de circulation, les arguments en faveur de l’usage de deux-roues motorisés (2RM) ne manquent pas. Mais un argument est rarement abordé : le plan économique ! On sait en effet que les embouteillages coûtent cher. Selon les études réalisées, si les chiffres peuvent être discutés dans le détail, le principe est évident. Plus de temps passé dans les bouchons coûte directement et indirectement à l’ensemble de la société ! Directement par les coûts en carburant et en temps perdu, et indirectement par la répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises. Une évidence : si je suis dans les bouchons, je ne suis pas en train de travailler, donc pas en train de produire de la richesse !

Une addition très lourde !
Selon une étude des anglais cebr (cebr.com) publiée sur le site www.planetoscope.com , qui reprend les données collectées par la société Inrix, Paris serait la 35ème ville la pire du monde, la 5ème d’Europe et bien entendu la pire de France. Le parisien moyen passerait ainsi deux semaines par an coincé dans sa voiture ! Le coût total français en 2013 serait de 17 milliards d’Euros, et une projection estime à 22 milliards le coût prévisible en 2030 ! Et à ce facteur économique, aucun remplacement de moteur thermique par un moteur électrique, à hydrogène ou à poudre de Perlimpinpin n’apporte de résolution.
Deux semaines perdues dans les bouchons, c’est aussi (surtout ?) autant de temps qu’on ne passe pas en famille ou entre amis. C’est du temps de repos en moins, du confort de vie « volé » par les embouteillages. Autant de temps que nous rend l’utilisation de 2RM pour s’occuper de nos enfants plutôt que les faire garder, pour consacrer ce temps à notre famille, nos amis, notre vie sociale. Autant de temps que rend l’usage d’un deux-roues motorisé au lieu d’une voiture à l’ensemble de la société. Autant d’argent dilapidé en moins dans les embouteillages.
Conclusion ? Le 2RM en ville permet donc non seulement à son usager de s’affranchir des bouchons, aux autres usagers d’en connaître moins, à l’ensemble de la société de faire baisser les émissions polluantes, mais aussi de produire mieux en couter moins, et de retrouver une qualité de vie perdue dans les bouchons !

Et on veut nous interdire de circuler au prétexte de l’utilisation de véhicules trop vieux ? Les chiffres et le vivre-ensemble disent le contraire : Mesdames et Messieurs nos gouvernants, tenez-en compte !

La FEMA, fédération européenne des associations motocyclistes, a organisé à travers l’Europe des tests comparatifs de mobilité entre différents modes de transport. Transports en commun, voitures, deux-roues motorisés (2RM), vélos ont été comparés sur des trajets identiques dans 7 pays d’Europe à des heures de pointe du trafic. La FFMC montre une forte participation à ces tests : 7 antennes ont réalisé ce test dans 7 grandes agglomérations françaises.

Sans surprise, c’est encore et toujours le deux-roues motorisé qui fait la preuve de son efficacité ! Le trajet est en moyenne 1.5 fois plus lent en voiture, cyclo ou vélo, et 2 fois plus lent en transports en commun, de loin le moins efficace. Le test souligne également le coût, qui là encore sans surprise est le plus élevé pour la voiture.
Au-delà des coûts liés à la dépréciation du véhicule, aux taxes, assurances, entretien et carburant, le conducteur en voiture devra s’acquitter de péages citadins dans plusieurs cas. Le coût des transports publics est très variable d’un pays et même d’une ville à une autre. Ainsi, les transports en public sont parfois les plus économiques devant vélos et 2RM, mais pas toujours. Reste à considérer les nuisances en matière de pollution, dont les transports en commun en sont pas exempts ! (Note : voir les taux de particules fines du métro parisien par exemple).
Ce que prouvent nos tests est surtout que le deux-roues motorisé reste une solution efficace contre les problèmes de congestion des villes. Ils ne restent pas bloqués, et ne tournent pas pour chercher un stationnement. Du point de vue économique, une étude basée sur les données de la société Inrix montre qu’un conducteur anglais passe en moyenne 44 heures par an pour chercher une place de stationnement ! (Note : en France, un conducteur perd en moyenne l’équivalent de deux semaines ouvrées dans les encombrements d’après cette même étude).
Les 2RM ont besoin de beaucoup moins d’’espace que les voitures ! Une étude allemande de la société Apcoa montre qu’un conducteur de voiture allemand perd en moyenne 10 minutes pour trouver une place de stationnement, 15 minutes pour un italien. L’impact global de cette recherche de stationnement représente 30% du total des émissions ! Le 2RM est donc là aussi une solution crédible en matière de lutte contre la pollution, puisqu’il ne participe pas à ce supplément de pollution lié à la recherche de place.

Une fois encore, les tests européens de mobilité de la FEMA et de la FFMC démontrent que les 2RM sont une partie de la solution à l’encombrement et à la pollution des villes.

 Voir sur le site de la FEMA (en anglais)

« Nous nous sommes aperçus que le conducteur avait un rôle majeur sur l’utilisation des technologies de réduction des émissions », a déclaré Gaëtan Monnier, directeur du centre de résultats transports de l’Ifpen.

L’IFPEN, IFP Énergies Nouvelles (ancien Institut Français du Pétrole), a réalisé une étude visant à qualifier le style de conduite et son rapport avec les émissions polluantes. Cette étude montre que si les cycles de vitesse ne paraissent pas si différents, il y a une grosse différence d’émissions polluantes entre une conduite « agressive » et une conduite « apaisée ». Pour gagner très peu de temps, on pollue beaucoup plus !
Fort de ce premier constat, l’IFPEN est allé plus loin avec 36 conducteurs et 7 véhicules, qui ont effectué un trajet urbain de façon « habituelle ». Les résultats sont hallucinants : « Le style de conduite est un levier majeur pour la réduction des NOx : à même véhicule et même trajet, les émissions de NOx peuvent varier jusqu’à 400 %, et celles de CO2 jusqu’à 20 %. ». Gaetan Monnier, qui a piloté l’étude, affirme : « Quelqu’un qui n’a pas la chance de pouvoir changer de véhicule et de s’équiper des dernières technologies peut donc tout de même être bien positionné en termes d’émissions. »
En résumé, le comportement, facteur humain, compte davantage que l’âge du véhicule, facteur technique. De quoi contredire par les résultats de cette étude le choix fait de la classification Crit’Air, qui ne prend en considération qu’un facteur secondaire !
A la FFMC, devant le résultat de cette étude, nous aurions souligné l’urgence de former les conducteurs à l’éco-conduite, considérant que résoudre les comportements agressifs, qu’on savait déjà accidentogènes et qu’on sait également plus polluants, est la solution logique ! C’est d’ailleurs en ce sens que l’éco-conduite fait partie du programme des formations dispensées dans le Mouvement FFMC !
Bien entendu, technocratie oblige, ce n’est pas la position de l’IFPEN, qui a aussitôt breveté un système d’application connectée à une vignette Crit’Air qui qualifierait « en temps réel » une conduite plus ou moins polluante !
Quand tous ces technocrates vont-ils comprendre qu’un problème humain trouve sa résolution dans un remède humain ?

Source : IFPEN, IFP Énergies Nouvelles (ancien Institut Français du Pétrole)

Voir en ligne : IFPEN via Flotauto

Salut à tous, depuis quelques temps déjà nous devons faire face à une politique axée sur une répression à outrance mais surtout sur la privation d’une de nos libertés fondamentales, le droit de circuler librement avec des véhicules parfaitement homologués et assurés le tout sous couvert d’une pseudo écologie !
En tant qu’usagers de la route, citoyens, contribuables mais surtout motards nous DEVONS nous faire entendre !
Ce printemps vous nous avez accompagné à Bourg en Bresse et à Lons le Saunier , cette fois c’est au tour de Ffmc Rhône d’organiser sa manif régionale, les antennes départementales d’Auvergne Rhône-Alpes ainsi que certaines de Franche Comté se donnent rendez vous à Lyon le 30 SEPTEMBRE .
Cette fois ci il ne sera pas question d’une balade bucolique dans les rues avec un max de bruit, il va falloir frapper fort mais pour cela nous avons besoin de VOUS les motards de l’Ain , se déplacer à 50 ou même 70 ne sert à rien, 1090 personnes « aiment » la page et 131 adhérents …

Rendez vous donc le 30 Septembre sur le parking en face de R’Bike à Peronnas a partir de 11H .

L’antenne du Jura nous rejoindra avant de partir pour les abords de Lyon vers midi .

Nous serons rejoints par l’antenne 74 à Beynost au niveau du rond point d’entrée sur l’autoroute ou se déroulera une oprération de sensibilisation avant de rentrer dans la ville par l’A42.

Nous avons reçu une réponse du ministère de l’écologie à notre (nos) lettre à Nicolas Hulot. Réponse envoyée le 13 septembre à nos courriers, le premier en date du 24 mai, plus une relance en date du 23 juin. Il faut croire que notre demande n’a pas été considérée comme prioritaire, loin s’en faut…

C’est Laurent Michel, Directeur général de l’Energie et du Climat, qui « répond ».
Pourquoi ces guillemets ? Parce que son retour est un strict copier-coller de la réponse habituelle, comme par exemple celle faite à une question posée à l’Assemblée Nationale par Damien Abad, député LR de l’Ain, au ministère de l’écologie le 02/08/2016.

Le monsieur ne s’est pas embêté, il n’a pas changé une virgule au texte de la réponse, il a juste enlevé, à la fin, la mention qui parle de subventions destinées au remplacement de véhicules diesel, qui forcément concerne moins les motards qui ne roulent pas au diesel : au moins nous sommes heureux qu’il semble le savoir.

Aucune concertation en vue, aucune discussion à envisager alors ? C’est bien par le mépris que ces gens nous traitent !

Jamais n’a été abordé dans la réponse l’impact social de la mesure, pourtant clairement énoncé dans notre courrier.

Jamais n’a été abordé dans la réponse l’aspect fluidifiant du deux-roues motorisé, et son apport positif en réduction des engorgements, en taux d’occupation, en places de stationnement…

Jamais n’a été abordée dans la réponse le fait que la majorité des pays voisins qui ont mis en place des « Low Emissions Zones » (zones de basses émissions) considère effectivement le deux-roues comme une alternative positive au tout-voiture.

Jamais n’a été abordée dans la réponse notre argument de bilan écologique global de l’opération, qui implique de mettre au rebut les anciens véhicules et d’en fabriquer autant de nouveaux en remplacement, deux actions polluantes prônées par ceux-là même qui dénoncent l’obsolescence programmée !

Enfin, jamais n’a été abordé le fait de gagner l’adhésion des citoyens à une écologie concertée plutôt que d’organiser tout ce qui concrétise une écologie punitive.
Malgré tout, nous constatons au moins un aspect positif : la cohérence d’un gouvernement dont le ministère de l’écologie et celui de l’intérieur usent des mêmes ressorts exclusivement répressifs. Même méthodes, mêmes probables résultats : le rejet des mesures par la population d’une part, et des résultats qui vont sans doute rejoindre ceux de l’accidentalité routière. La répression écologique portera le même fardeau que la répression routière : beaucoup de bâton, pas de carotte. On semble avoir déjà oublié que les dernières élections ont montré un rejet massif de cette façon qu’ont les politiques de mépriser les populations. Ceux qui ont voté ont cru trouver une alternative, et ceux qui se sont abstenu étaient écœurés par avance d’un système par trop prévisible… Nos gouvernants, du haut du piédestal qu’ils croient avoir gagné de haute lutte, n’ont toujours pas compris !

Nous allons donc devoir le leur expliquer un peu plus clairement que par un courrier. Au mépris, répondons par l’action !
P.-S.

Lire les courriers : notre demande de rendez-vous, la réponse et la demande « originale » qui a été copiée.
https://framadrop.org/r/T7LN7lN8–#2/jhSOjPMRQSiQ+5XdnrKS7te9kLGpc/N+fTMSrK4cY=
https://framadrop.org/r/UEZgFnQU-4#vimVFMYIvRN/+8Jgwjbhs1GsqVK93VvVd+3I4Kyxwqk=
https://framadrop.org/r/zeHN9SFGd8#0HzSzUE51NBHroFx4Skjmw9V7ngZtk/1xSLUpN6pTKI=

Les adhésions de « fin d’année » sont ouvertes :
Rejoignez-nous jusqu’à fin 2018 à tarif préférentiel !

Depuis  septembre, vous pouvez profiter d’une adhésion combinée 2017-2018 pour 55 €, soit 13€ pour fin 2017 + 42€ pour 2018 !
A la FFMC, l’adhésion court du 1er janvier au 31 décembre.
L’adhésion est avant tout un acte de soutien pour les actions passées, présentes et futures de la Fédération pour la défense de la moto et des motards. Il n’y a donc pas de ‘promo’, de parrainage, ou d’offre de lancement.
Néanmoins, sensible aux remarques des adhérents retardataires qui à la rentrée de septembre, ont le sentiment de n’adhérer que pour les 4 derniers mois de l’année, la FFMC a mis en place une adhésion spéciale « fin d’année ».
Le principe étant que pour 55 €, on adhère pour la fin de l’année (les 4 mois 2017 restants donc tarif au prorata) plus la totalité de l’année 2018.
Adhérez dès maintenant ! Imprimez le bulletin d’adhésion à la FFMC , ci-joint ou cliquez ici pour une adhésion ou une réadhésion en ligne.

L’activité humaine pollue, c’est indéniable. Protéger la planète est indispensable ! La prise en compte par nos gouvernants de cet état de fait est nécessaire, à la fois à la santé de la planète et à celle de ceux qui l’habitent, c’est absolument incontestable.
Ce qui est en revanche contestable, c’est de faire croire au particulier que l’utilisation de son véhicule personnel est une des principales causes de la pollution : le simple fait de ne parler publiquement que d’elle le sous-entend !

C’est bien sur cet aspect de gestion des priorités que le principe des ZCR est contestable. Non pas sur le fond, mais sur la forme : d’une part, ce n’est pas par date de fabrication qu’il faudrait classer les véhicules pour les autoriser ou non à circuler mais bien par leurs émissions réelles dûment constatées en conditions d’utilisation (et pas au moment de l’homologation, propice aux tricheries avérées des constructeurs, ni au moyen de tests normés peu conformes à la réalité et propices aux tricheries) ! D’autre part, et surtout, faire croire au particulier que l’utilisation de son véhicule personnel est une cause à gérer en priorité est mensonger.
Le mensonge, et c’est la toute la duplicité de ceux qui ont édicté ces lois sur les ZCR et autres vignettes Crit’Air, ne consiste pas à dire que nos véhicules polluent : c’est vrai. Il consiste à faire croire que la résolution de la pollution des véhicules particuliers soit une priorité ! Comment justifier de ce caractère urgent, quand on sait que les entreprises les plus polluantes (et riches) peuvent acheter leur « droit à polluer » aux entreprises plus propres ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand on sait que 100 entreprises émettent à elles seules 71% du CO2 mondial, responsables plus que probables du réchauffement climatique (étude de l’ONG Disclosure Project sur des données de 1988 à 2015). Comme le souligne le magazine « Sciences et avenir » (1), c’est bien la quête de rentabilité des investisseurs publics et privés qui les fait miser sur les énergies fossiles, au péril de notre environnement ! EDF vend des centrales à charbon (mais c’est à l’étranger, donc ça ne pollue pas chez nous, comme le nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté à la frontière…), mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand les 15 plus gros navires cargos polluent autant que toutes les voitures du monde (2 et 3) ? Donc on importe massivement d’Asie, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand la flotte de plaisance française, forte de 500.000 unités dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres qui brûlent en moyenne 900 litres de fuel à l’heure, la consommation de chauffage d’un foyer (quand il peut se payer ledit fuel !) ? Les nantis peuvent polluer en paix, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand le transport aérien, avec un nombre d’avions qui doit doubler ente 2014 et 2034, ne pourra pas se passer de kérosène jusqu’à au moins 2050 d’après Total (3). Aucune réglementation ne vient gêner ces gros pollueurs que sont l’aviation et la marine depuis 15 ans (4), mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand les poids-lourds, qui coûtent presque la moitié du coût global de la pollution, peuvent polluer en paix (5) alors que le ferroutage est connu comme une solution efficace mais refusée, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand notre agriculture, victime mais aussi source de pollution, est le plus gros émetteur d’ammoniac d’Europe, est responsable de 10% des émissions d’oxyde d’azote et de 20% des émission de particules (6) ? Les multinationales vendeuses de produits polluants s’enrichissent, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand on tente de nous vendre l’idée très tentante mais aussi très irréaliste de la fin des véhicules thermiques pour 2040 ? Mais au fait, on ne parle là encore que des véhicules particuliers, dont nous venons de démonter la faible part dans la globalité de la pollution ? Quid des avions, des bateaux, des poids-lourds, des tracteurs, des industries ? Rien ? Eux pourront continuer à polluer en paix, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier ces mesures auprès des utilisateurs de deux-roues motorisés, qui utilisent un véhicule fluidifiant, peu polluant du fait de sa mobilité, une solution bien plus efficace que des transports en commun bondés, dysfonctionnant et trop souvent inadaptés aux déplacements trajet-travail en milieu urbain dense ? En Europe, le deux-roues motorisé est très largement considéré comme favorable à la baisse de l’engorgement donc de la pollution : la fédération belge Febiac, s’appuyant sur de nombreuses études dont celle de Transport & Mobility Leuven (7 et 8), affirme que si 25% des automobilistes passaient au deux-roues, il n’y aurait plus de bouchons, grosse source de pollution s’il en est ! Nous, motards et contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux 2RM » alors qu’ils contribuent déjà à une moindre pollution ? Où est la juste récompense de l’effort consenti, tant sur le plan social qu’environnemental et économique ?
A comparer tous ces chiffres qui donnent le tournis, on voit bien que nos gouvernants successifs cherchent à faire croire qu’ils s’occupent du problème de la pollution, mais qu’ils ne peuvent pas grand-chose contre ses causes principales. Alors, comme souvent, c’est le contribuable qui fait les frais de l’opération, et on lui explique qu’il est bon qu’il se sacrifie pour le bien de la communauté. Quant aux autres, les principaux responsables, pas d’inquiétude, tout va bien pour eux…
Enfin, à l’heure où l’Europe se penche sur l’obsolescence programmée et le gâchis qu’entraîne ce concept (9), imposer de fait une obsolescence des véhicules implique là aussi un gâchis dont il serait sans doute bon de mesurer les conséquences globales !
On notera avec intérêt que notre demande de rencontrer le Ministre Hulot pour évoquer ces problématiques est toujours sans aucune réponse ni positive ni négative ni… A croire que nous ne sommes qu’une quantité négligeable : si c’est vraiment le cas, pourquoi nous intégrer au dispositif des ZCR – Crit’Air ?

Références :
(1) https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/100-entreprises-responsables-de-plus-de-70-des-emissions-mondiales-de-carbone_114773
(2) https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution
(3) http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/reduire-les-emissions-de-co2-du-transport-aerien-un-voeu-pieux-485149.html
(4) http://macop21.fr/la-pollution-du-transport-international-aerien-et-maritime-sur-la-sellette/
(5) https://www.lesechos.fr/28/02/2013/lesechos.fr/0202607469657_pollution-des-poids-lourds—une-facture-de-45-milliards-d-euros-par-an-en-europe.htm
(6) http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/agriculture-et-pollution-air-primequal-vf.pdf
(7) https://gopressmobility.be/2017/04/26/le-deux-roues-motorise-trop-peu-pris-en-compte-comme-solution-aux-problemes-de-mobilite/
(8) https://gopressmobility.be/2017/04/26/febiac-scooter-motorcycle-fastest-way-commute/
(9) http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/04/le-parlement-europeen-demande-a-la-commission-de-legiferer-contre-l-obsolescence-programmee_5155600_1652666.html