Par un jugement du 7 décembre 2017, le tribunal de Commerce de Bobigny a décidé la sortie de la période d’observation pour les Editions de la FFMC à compter du 7 janvier.

Comme l’ensemble de la presse magazine, Moto Magazine est confronté depuis plusieurs années à la révolution de son modèle économique et des usages de ses lecteurs. Après avoir longtemps essayé toutes les pistes disponibles, les Editions de la FFMC ont dû se résoudre à se placer sous le régime du redressement judiciaire en septembre 2016. Moins de 18 mois plus tard, le tribunal, constatant la bonne santé économique du leader de la presse moto française, a décidé sa sortie de la période d’observation à compter du 7 janvier.

La Mutuelle des Motards et la FFMC, actionnaires à parité des Editions de la FFMC, se félicitent de cette décision qui va permettre aux équipes de Moto Magazine de poursuivre la réflexion sur leur projet de relance, conciliant ainsi l’excellence journalistique et l’exigence éthique qui ont présidé à sa création, avec les défis portés par la révolution de l’information de ce début de siècle.

Pour Fabien Delrot, coordinateur de la FFMC, « les équipes de Moto Magazine sont unanimement engagées et ce, depuis le début, dans l’élaboration du projet de relance, autour du gérant Thierry Diller. Nous soutenons pleinement, en tant que partenaire des Editions de la FFMC, leur démarche et leurs efforts pour assurer sa pérennité, et sa place unique dans le paysage de la presse moto en France ».

« Cette décision est une juste récompense pour l’ensemble des équipes du magazine », commente Patrick Jacquot, P-DG de la Mutuelle des Motards. « Elles ont fait preuve de beaucoup de cran dans cette période d’observation, mais la qualité de leur travail et leur attachement aux valeurs du magazine et l’appartenance à notre mouvement ont payé ».

A propos des Editions de la FFMC
SARL dont le capital est détenu à parité par la FFMC et la Mutuelle des Motards, les Éditions de la FFMC ont vu le jour en 1983. Société éditrice de Moto Magazine, leader de la presse moto en France avec plus de 120.000 ventes mensuelles, elle publie également des bandes dessinées moto avec des signatures renommées comme Margerin, Nikolaz, Ptitluc…, des livrets supports pédagogiques aux intervenants dans les lycées (Rouler n’est pas jouer), des guides d’aide à la conduite (100 conseils de conduite), de conseils contre le vol (Ras le vol !) etc.
http://www.motomag.com

A propos de la Mutuelle des Motards
Créée en 1983 par 40 000 membres fondateurs à l’appel de la FFMC (Fédération Francaise des Motards en Colère), l’assurance Mutuelle des Motards est le spécialiste de la protection des conducteurs de 2 et 3-roues motorisés. Développer la pratique du 2-roues à moteur et protéger ses sociétaires en concevant des produits d’assurance innovants sont les deux moteurs de la Mutuelle des Motards.
https://www.mutuelledesmotards.fr/

A propos de la FFMC
La Fédération Française des Motards en Colère regroupe 86 antennes départementales et plusieurs milliers de bénévoles. Depuis 1980, elle agit pour défendre la pratique du deux-roues motorisé autour d’un projet et de propositions basé sur la liberté, l’éducation, le respect et le partage.
Le Mouvement des Motards en Colère regroupe l’ensemble des structures pensées et créées par les Motards en Colère : Assurance Mutuelle des Motards (AMDM), Association pour la Formation Des Motards (AFDM), FFMC Loisirs, Editions de la FFMC, Stop Vol, Education Routière Jeunesse
http://ffmc.asso.fr/

 

D’après Le Point, la mesure serait d’ores et déjà validée, et entrerait en vigueur dès janvier 2018. Sur les routes françaises bilatérales, donc sans séparateur central, la limitation serait abaissée de 10 km/h, passant de 90 à 80.

Ce serait donc un passage en force de cette mesure, véritable serpent de mer de la DSR, qui s’appuie pour la défendre sur… du vent ! Une expérimentation a été faite sur certaines routes, sans que les résultats de cette pseudo-expérimentation n’aient été rendus publics ! Nous, citoyens, en serions donc réduits à subir une fois de plus les diktats du « tout-vitesse » et du « tout-répressif » que ne cessent de nous asséner nos gouvernements successifs.

En ligne de mire, la rentabilité des radars, déjà mise à mal par un rapport sénatorial qui fustige l’utilisation des fonds récoltés à d’autres fins que des investissements en sécurité routière.

La Fédération Française des Motards en Colère n’a que des demandes de bons sens, par exemple :

Que l’argent récolté par les radars servent à plus de sécurité pour les usagers : entretien des routes, doublage des glissières de sécurité, etc…

– Que les autoroutes, réseau le moins accidentogène, soient rendues aux usagers et accessibles gratuitement.

Là se trouve les réels gisements de sécurité routière et leur mise en œuvre est urgente.

Signez, faites circuler, et comptez-sur nous pour continuer à vous défendre

POUR SIGNER , RDV ICI

Le journal « Le Point » et d’autres médias presse déclarent que le gouvernement Philippe annoncerait la limitation à 80 km/h sur la plupart des routes départementales et nationales lors d’un prochain Conseil National à la Sécurité Routière, dont ce serait la mesure “phare”.

 

Au-delà du conditionnel qu’il convient d’utiliser en la matière, ce n’est pas une surprise : il s’agit d’un vieux serpent de mer de la DSR, qui depuis des années ne sait plus à quel saint se vouer pour donner l’illusion d’agir tout en mettant les citoyens à contribution (financière).

L’expérimentation menée depuis 2015 sur 80 km de routes nationales (RN7, RN151 et RN57) , sans qu’aucune et réelle amélioration de la sécurité routière sur ces portions n’ait été constatée.
Le gouvernement jugera par contre sans doute positif que le nombre de véhicules verbalisés par les radars automatiques installés dans ces zones tests ait été, pour certains, multiplié par 3 !

Nous attendons donc de voir quelle argumentation fallacieuse nous sera servie pour juger de notre colère à être pris pour des ignorants et des imbéciles.

Il ne restera plus à l’Etat, ensuite, qu’à expliquer comment il compte résoudre toutes les questions de fond qu’une telle mesure provoquerait :
• Les poids lourds sont déjà limité à 80 km/h sur le réseau secondaire… faudra-t-il abaisser leur limitation au risque de désorganiser toute la logistique du fret routier (temps de routes et géolocalisation des plateformes logistiques) ?
• Les VL devront-ils rouler à la même vitesse que les PL avec tous les désagréments que ça implique en termes de visibilité et distances de sécurité, possibilité de dépassements, etc…
• Quel sera le coût du changement des panneaux, en matériel et en moyens humains ? Qui payera ces frais ?
• Que vont en dire les organisatiosn syndicales des chauffeurs routiers ?

• Comment les données numériques (GPS, Coyote, Waze…) vont-elles être adaptées à ce changement de vitesse ? Dans quelles conditions ?

Enfin mais pas le moindre : sur combien d’argent issus des radars automatiques, et donc de taxes indirectes, la sécurité routière compte-t-elle pour abonder le budget de l’Etat ? Et comme toujours, dans quelle mesure cet argent sera-t-il utilisé pour la sensibilisation routière et la formation aux usagers de la route ?

Nous avons reçu une réponse du ministère de l’écologie à notre (nos) lettre à Nicolas Hulot. Réponse envoyée le 13 septembre à nos courriers, le premier en date du 24 mai, plus une relance en date du 23 juin. Il faut croire que notre demande n’a pas été considérée comme prioritaire, loin s’en faut…

C’est Laurent Michel, Directeur général de l’Energie et du Climat, qui « répond ».
Pourquoi ces guillemets ? Parce que son retour est un strict copier-coller de la réponse habituelle, comme par exemple celle faite à une question posée à l’Assemblée Nationale par Damien Abad, député LR de l’Ain, au ministère de l’écologie le 02/08/2016.

Le monsieur ne s’est pas embêté, il n’a pas changé une virgule au texte de la réponse, il a juste enlevé, à la fin, la mention qui parle de subventions destinées au remplacement de véhicules diesel, qui forcément concerne moins les motards qui ne roulent pas au diesel : au moins nous sommes heureux qu’il semble le savoir.

Aucune concertation en vue, aucune discussion à envisager alors ? C’est bien par le mépris que ces gens nous traitent !

Jamais n’a été abordé dans la réponse l’impact social de la mesure, pourtant clairement énoncé dans notre courrier.

Jamais n’a été abordé dans la réponse l’aspect fluidifiant du deux-roues motorisé, et son apport positif en réduction des engorgements, en taux d’occupation, en places de stationnement…

Jamais n’a été abordée dans la réponse le fait que la majorité des pays voisins qui ont mis en place des « Low Emissions Zones » (zones de basses émissions) considère effectivement le deux-roues comme une alternative positive au tout-voiture.

Jamais n’a été abordée dans la réponse notre argument de bilan écologique global de l’opération, qui implique de mettre au rebut les anciens véhicules et d’en fabriquer autant de nouveaux en remplacement, deux actions polluantes prônées par ceux-là même qui dénoncent l’obsolescence programmée !

Enfin, jamais n’a été abordé le fait de gagner l’adhésion des citoyens à une écologie concertée plutôt que d’organiser tout ce qui concrétise une écologie punitive.
Malgré tout, nous constatons au moins un aspect positif : la cohérence d’un gouvernement dont le ministère de l’écologie et celui de l’intérieur usent des mêmes ressorts exclusivement répressifs. Même méthodes, mêmes probables résultats : le rejet des mesures par la population d’une part, et des résultats qui vont sans doute rejoindre ceux de l’accidentalité routière. La répression écologique portera le même fardeau que la répression routière : beaucoup de bâton, pas de carotte. On semble avoir déjà oublié que les dernières élections ont montré un rejet massif de cette façon qu’ont les politiques de mépriser les populations. Ceux qui ont voté ont cru trouver une alternative, et ceux qui se sont abstenu étaient écœurés par avance d’un système par trop prévisible… Nos gouvernants, du haut du piédestal qu’ils croient avoir gagné de haute lutte, n’ont toujours pas compris !

Nous allons donc devoir le leur expliquer un peu plus clairement que par un courrier. Au mépris, répondons par l’action !
P.-S.

Lire les courriers : notre demande de rendez-vous, la réponse et la demande « originale » qui a été copiée.
https://framadrop.org/r/T7LN7lN8–#2/jhSOjPMRQSiQ+5XdnrKS7te9kLGpc/N+fTMSrK4cY=
https://framadrop.org/r/UEZgFnQU-4#vimVFMYIvRN/+8Jgwjbhs1GsqVK93VvVd+3I4Kyxwqk=
https://framadrop.org/r/zeHN9SFGd8#0HzSzUE51NBHroFx4Skjmw9V7ngZtk/1xSLUpN6pTKI=

Les adhésions de « fin d’année » sont ouvertes :
Rejoignez-nous jusqu’à fin 2018 à tarif préférentiel !

Depuis  septembre, vous pouvez profiter d’une adhésion combinée 2017-2018 pour 55 €, soit 13€ pour fin 2017 + 42€ pour 2018 !
A la FFMC, l’adhésion court du 1er janvier au 31 décembre.
L’adhésion est avant tout un acte de soutien pour les actions passées, présentes et futures de la Fédération pour la défense de la moto et des motards. Il n’y a donc pas de ‘promo’, de parrainage, ou d’offre de lancement.
Néanmoins, sensible aux remarques des adhérents retardataires qui à la rentrée de septembre, ont le sentiment de n’adhérer que pour les 4 derniers mois de l’année, la FFMC a mis en place une adhésion spéciale « fin d’année ».
Le principe étant que pour 55 €, on adhère pour la fin de l’année (les 4 mois 2017 restants donc tarif au prorata) plus la totalité de l’année 2018.
Adhérez dès maintenant ! Imprimez le bulletin d’adhésion à la FFMC , ci-joint ou cliquez ici pour une adhésion ou une réadhésion en ligne.

L’activité humaine pollue, c’est indéniable. Protéger la planète est indispensable ! La prise en compte par nos gouvernants de cet état de fait est nécessaire, à la fois à la santé de la planète et à celle de ceux qui l’habitent, c’est absolument incontestable.
Ce qui est en revanche contestable, c’est de faire croire au particulier que l’utilisation de son véhicule personnel est une des principales causes de la pollution : le simple fait de ne parler publiquement que d’elle le sous-entend !

C’est bien sur cet aspect de gestion des priorités que le principe des ZCR est contestable. Non pas sur le fond, mais sur la forme : d’une part, ce n’est pas par date de fabrication qu’il faudrait classer les véhicules pour les autoriser ou non à circuler mais bien par leurs émissions réelles dûment constatées en conditions d’utilisation (et pas au moment de l’homologation, propice aux tricheries avérées des constructeurs, ni au moyen de tests normés peu conformes à la réalité et propices aux tricheries) ! D’autre part, et surtout, faire croire au particulier que l’utilisation de son véhicule personnel est une cause à gérer en priorité est mensonger.
Le mensonge, et c’est la toute la duplicité de ceux qui ont édicté ces lois sur les ZCR et autres vignettes Crit’Air, ne consiste pas à dire que nos véhicules polluent : c’est vrai. Il consiste à faire croire que la résolution de la pollution des véhicules particuliers soit une priorité ! Comment justifier de ce caractère urgent, quand on sait que les entreprises les plus polluantes (et riches) peuvent acheter leur « droit à polluer » aux entreprises plus propres ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand on sait que 100 entreprises émettent à elles seules 71% du CO2 mondial, responsables plus que probables du réchauffement climatique (étude de l’ONG Disclosure Project sur des données de 1988 à 2015). Comme le souligne le magazine « Sciences et avenir » (1), c’est bien la quête de rentabilité des investisseurs publics et privés qui les fait miser sur les énergies fossiles, au péril de notre environnement ! EDF vend des centrales à charbon (mais c’est à l’étranger, donc ça ne pollue pas chez nous, comme le nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté à la frontière…), mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand les 15 plus gros navires cargos polluent autant que toutes les voitures du monde (2 et 3) ? Donc on importe massivement d’Asie, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand la flotte de plaisance française, forte de 500.000 unités dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres qui brûlent en moyenne 900 litres de fuel à l’heure, la consommation de chauffage d’un foyer (quand il peut se payer ledit fuel !) ? Les nantis peuvent polluer en paix, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand le transport aérien, avec un nombre d’avions qui doit doubler ente 2014 et 2034, ne pourra pas se passer de kérosène jusqu’à au moins 2050 d’après Total (3). Aucune réglementation ne vient gêner ces gros pollueurs que sont l’aviation et la marine depuis 15 ans (4), mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand les poids-lourds, qui coûtent presque la moitié du coût global de la pollution, peuvent polluer en paix (5) alors que le ferroutage est connu comme une solution efficace mais refusée, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand notre agriculture, victime mais aussi source de pollution, est le plus gros émetteur d’ammoniac d’Europe, est responsable de 10% des émissions d’oxyde d’azote et de 20% des émission de particules (6) ? Les multinationales vendeuses de produits polluants s’enrichissent, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier de ce caractère urgent quand on tente de nous vendre l’idée très tentante mais aussi très irréaliste de la fin des véhicules thermiques pour 2040 ? Mais au fait, on ne parle là encore que des véhicules particuliers, dont nous venons de démonter la faible part dans la globalité de la pollution ? Quid des avions, des bateaux, des poids-lourds, des tracteurs, des industries ? Rien ? Eux pourront continuer à polluer en paix, mais nous, contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux véhicules » ?
Comment justifier ces mesures auprès des utilisateurs de deux-roues motorisés, qui utilisent un véhicule fluidifiant, peu polluant du fait de sa mobilité, une solution bien plus efficace que des transports en commun bondés, dysfonctionnant et trop souvent inadaptés aux déplacements trajet-travail en milieu urbain dense ? En Europe, le deux-roues motorisé est très largement considéré comme favorable à la baisse de l’engorgement donc de la pollution : la fédération belge Febiac, s’appuyant sur de nombreuses études dont celle de Transport & Mobility Leuven (7 et 8), affirme que si 25% des automobilistes passaient au deux-roues, il n’y aurait plus de bouchons, grosse source de pollution s’il en est ! Nous, motards et contribuables « de base », devrions jeter à la poubelle nos « vieux 2RM » alors qu’ils contribuent déjà à une moindre pollution ? Où est la juste récompense de l’effort consenti, tant sur le plan social qu’environnemental et économique ?
A comparer tous ces chiffres qui donnent le tournis, on voit bien que nos gouvernants successifs cherchent à faire croire qu’ils s’occupent du problème de la pollution, mais qu’ils ne peuvent pas grand-chose contre ses causes principales. Alors, comme souvent, c’est le contribuable qui fait les frais de l’opération, et on lui explique qu’il est bon qu’il se sacrifie pour le bien de la communauté. Quant aux autres, les principaux responsables, pas d’inquiétude, tout va bien pour eux…
Enfin, à l’heure où l’Europe se penche sur l’obsolescence programmée et le gâchis qu’entraîne ce concept (9), imposer de fait une obsolescence des véhicules implique là aussi un gâchis dont il serait sans doute bon de mesurer les conséquences globales !
On notera avec intérêt que notre demande de rencontrer le Ministre Hulot pour évoquer ces problématiques est toujours sans aucune réponse ni positive ni négative ni… A croire que nous ne sommes qu’une quantité négligeable : si c’est vraiment le cas, pourquoi nous intégrer au dispositif des ZCR – Crit’Air ?

Références :
(1) https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/100-entreprises-responsables-de-plus-de-70-des-emissions-mondiales-de-carbone_114773
(2) https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution
(3) http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/reduire-les-emissions-de-co2-du-transport-aerien-un-voeu-pieux-485149.html
(4) http://macop21.fr/la-pollution-du-transport-international-aerien-et-maritime-sur-la-sellette/
(5) https://www.lesechos.fr/28/02/2013/lesechos.fr/0202607469657_pollution-des-poids-lourds—une-facture-de-45-milliards-d-euros-par-an-en-europe.htm
(6) http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/agriculture-et-pollution-air-primequal-vf.pdf
(7) https://gopressmobility.be/2017/04/26/le-deux-roues-motorise-trop-peu-pris-en-compte-comme-solution-aux-problemes-de-mobilite/
(8) https://gopressmobility.be/2017/04/26/febiac-scooter-motorcycle-fastest-way-commute/
(9) http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/04/le-parlement-europeen-demande-a-la-commission-de-legiferer-contre-l-obsolescence-programmee_5155600_1652666.html

La FFMC, que ce soit au niveau national ou des antennes, reçoit de nombreux appels concernant des verbalisations de motards au motif du port de gants non homologués.
Plusieurs problèmes sont rencontrés :
– La méconnaissance par les forces de l’ordre des gants qui sont réellement homologués (l’ancienne homologation CE est et reste valable).
– L’abus de verbalisation : verbaliser un motard qui porte des gants dotés de bonnes protections est incompréhensible et ne fait que desservir le propos qui devrait viser à protéger efficacement les usagers de 2RM.
La position de la FFMC reste claire sur le sujet de l’équipement : nous affirmons qu’inciter, informer, éduquer sont les bonnes façons de faire en matière de sécurité. Aujourd’hui, on peut être verbalisé si on porte des gants protecteurs sans étiquette CE tout en pouvant tout à fait légalement (mais tout à fait imprudemment) rouler en tongs, short et débardeur : où est la logique de la sécurité ?
Mais pour remonter ces informations, des appels ou conversations au coin d’un comptoir ne suffisent pas ! Nous voulons constituer un dossier le mieux étayé possible pour démontrer (et démonter) la logique répressive de cette mesure.
Pour cela, si vous êtes victime d’une verbalisation au motif des gants obligatoires alors que vous portiez bien des gants, envoyez une copie de votre PV, la marque et le modèle des gants que vous portiez si possible, et les circonstances de la verbalisation à :
communication@ffmc.asso.fr

Plus forts ensemble !

Le 1er juillet prochain, la non présentation de la vignette Crit’Air sur les véhicules déclarés autorisés pour pénétrer dans les zones à circulation restreinte (ZCR) constituera une infraction passible d’une contravention d’un montant de 68 €. Quant aux véhicules dont la date de 1ère mise en circulation est antérieure à juin 1999 pour les deux-roues motorisés et 1997 pour les automobiles, ils ne sont arbitrairement pas admissibles à cette forme d’octroi des temps modernes, définitivement classés parmi les interdits de séjour dans les grandes villes qui se repeignent en vert au motif de lutter contre les particules qui nous empoisonnent l’atmosphère.

La Fédération française des motards en colère conteste cette exclusion, notamment concernant les 2RM car…
• aucun d’eux ne roule au gasoil
• ils fluidifient le trafic des véhicules en agglomération
• leur faible poids n’abime pas les chaussées
• leur faible encombrement est un atout dans le trafic et en stationnement
• leur rapport taux d’occupation/poids est très supérieur à celui d’une auto moyenne avec une personne à bord
De plus, si les estimations avancées chiffrent le nombre de 2RM anciens à 10% du parc 2RM (selon l’Ademe) et que ce parc 2RM est considéré par les pouvoir publics comme représentant 2% du parc général des véhicules en circulation, voilà une restriction qui ne va pas changer grand-chose quant à la qualité de l’air que nous respirons.
Il faut également considérer qu’un 2RM (quel que soit son âge), ce n’est pas une moto de plus dans la circulation, c’est une voiture de moins dans le trafic ou un usager en moins dans des transports en commun largement saturés aux heures de pointe. Autrement dit, la moto n’est pas une pollution, c’est une partie de la solution quant aux problèmes de pollution liés au trafic des véhicules à moteur et aux embouteillages.
La FFMC a demandé une audience au ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, pour lui demander de reconsidérer l’interdiction de circulation des motos dans le dispositif des ZCR que nous considérons inadapté, injuste et antisocial.
Nous n’avons pour l’instant pas reçu de réponse au courrier que nous lui avons adressé le 24 mai dernier.

Il aura fallu la publication d’une enquête de Moto magazine (Editions de la FFMC) le 29 mars 2017 sur la privatisation annoncée des radars embarqués pour que les candidats soient invités à s’exprimer sur leur vision de la Sécurité routière. Avant la publication de cette enquête et les interviews des candidats, la Sécurité routière, pourtant érigée en « grande cause nationale » par nos dirigeants politiques depuis des années ne semblait pas tellement préoccuper les prétendants à la fonction suprême.

Avant ces interviews, la FFMC a étudié les programmes des onze candidats accessibles dans les médias et sur Internet… en activant une recherche à partir des termes « sécurité routière », « radars », « deux-roues motorisés », « mobilités », c’est le grand vide ! Rien ou presque, du moins pour la moitié des candidats annoncés à plus de 10% d’intentions de vote par les instituts de sondage. C’est à se demander si oui ou non c’est une « priorité nationale » comme ils le proclament si facilement une fois élus. D’autant que ces questions de sécurité et de répression routière, c’est quand même un sujet récurrent dans tous les foyers et entreprises du pays, sans parler des usagers de la route qui ne peuvent plus échapper aux boîtes grises qui jalonnent les bas-côtés ou qui se demandent quelle énième restriction de circulation va leur tomber dessus dès qu’ils s’installent au volant ou au guidon… Bref, tout le monde y pense, tout le monde a un avis, sauf nos prétendants à l’Élysée, si on en s’en tient à leurs professions de foi.

En revanche, si un média leur tend le micro, là, en vieux politiciens rompus à l’exercice, ils se réveillent et avancent leurs analyses et leurs propositions. Oh, rien de bien révolutionnaire toutefois, ils reprennent les tendances générales en adaptant leurs arguments au courant politique qu’ils incarnent. Leurs réponses sont à lire sur le Site de Motomag

Allez, on va regarder ça de plus près, dans l’ordre alphabétique…

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, ne fait aucunement référence à ces questions dans son projet présidentiel. Interrogée par Moto-magazine, elle dénonce clairement la privatisation du contrôle des vitesses et prône une sécurité routière relevant du service public. Elle regrette que pour les dirigeants en place, il y a loin des paroles aux actes et elle déplore que l’état des routes soit traité avec les « moyens du bord » tandis que les sociétés privées des autoroutes engrangent des profits sur le dos des usagers. Pour cette prof’ d’économie à Aubervilliers qui utilise sa voiture comme « monsieur et madame Tout le monde », la « conduite dangereuse », c’est d’abord celle du capitalisme. Sur la question de la mobilité des gens, Mme Arthaud défend le développement des transports en commun.

François Asselineau, ancien haut fonctionnaire n’a pas répondu à l’enquête de Moto-Magazine. Dans son projet présidentiel, il n’y a rien à propos des questions de sécurité routière… tout juste dénonce-t-il les embouteillages tout en proposant de favoriser les transports en commun et les « modes doux (fluvial et rail) ».

Nicolas Dupont-Aignan se dit scandalisé par la privatisation des radars, tout comme il dénonce la privatisation des autoroutes. Il parle de « racket par l’Etat à l’encontre des automobilistes et des motards ». En répondant à Moto-Magazine, il reprend en bloc la plupart des motifs de fâcherie des usagers, promet un allégement du dispositif « permis à points » et il propose de faire passer le permis de conduire aux jeunes dans le cadre d’un service civique de trois mois.

Jacques Cheminade s’oppose également à la privatisation des radars et déplore une vision « punitive » de la sécurité routière, préférant faire appel à la « responsabilisation des usagers », par la prévention et une meilleure formation en auto-école. Sur son site Internet, il n’y a rien sur le thème de la sécurité routière et de la mobilité des gens, sauf quand il dit qu’il faut « cesser de faire la guerre aux automobilistes » avec des « radars qui leur font les poches ».
Dans le projet présidentiel qu’il a publié, les questions de sécurité routière n’apparaissent pourtant pas, tout juste annonce-t-il le retour de la gratuité des autoroutes déjà rentabilisées et il veut « remplacer les 10 millions de véhicules les plus polluants » sans d’autres précisions.

François Fillon… alors lui, on le connaît bien, il a été le 1er ministre de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. Durant cinq ans, l’actuel candidat du parti Les républicains a porté une politique de sécurité routière qui a généré la multiplication des radars, la privatisation des autoroutes, la criminalisation des usagers et en ce qui nous concerne, on se souvient de son Conseil Interministériel de la Sécurité routière entré dans les annales en mai 2011, avec son florilège de mesures répressives, notamment l’obligation pour les motards de porter en permanence un gilet de haute-visibilité (mesure abrogée après l’élection du Président F. Hollande). Au rayon habillement, pas besoin de lui tailler un costard, il en a un tout prêt ! D’ailleurs, il n’a pas voulu répondre aux demandes de Moto-Magazine… peut-être qu’il est fâché avec les journalistes ? Quant à son programme accessible en ligne, aucune recherche sur les mots relatifs au domaine de la sécurité routière n’a donné quoique ce soit de significatif, tout juste le mot « routes » apparaît-il dans une phrase où M. Fillon assure les avoir sillonné.

Chez Benoît Hamon, sorti en tête de la primaire de « La belle alliance populaire », la sécurité routière n’est pas non plus un sujet très actif dans son programme présidentiel : les termes récurrents ne font sonner aucune occurrence, sauf celui des « mobilités » où il dit qu’il veut développer « des alternatives à la voiture individuelle, confier la gestion d’un système d’écotaxe aux régions et favoriser le développement ferroviaire ». Toutefois, interrogé par Moto-Magazine, il a dû se faire plus précis sur la question de la sécurité routière et ses réponses semblent venir tout droit de chez l’actuel délégué interministériel à la Sécurité routière, ce qui n’a rien d’étonnant puisque c’est le boulot d’Emmanuel Barbe en poste depuis deux ans. Sans surprise, Monsieur Hamon nous ressert donc les éléments de langage habituels, sur fond de sévérité compréhensive, mais fermeté quand même, en défendant bien sûr le système des radars automatiques et pourquoi pas privés si ça peut soulager le travail des Forces de l’ordre.

Jean Lassalle n’a pas répondu aux questions de Moto-Magazine. C’est assez cohérent puisque sur son site Internet, il n’y a rien de relatif aux questions de sécurité routière.

A chaque fois que la question est posée à Marine Le Pen, la candidate d’extrême-droite ne se gêne pas pour dire tout le mal qu’elle pense des radars et de la politique des gouvernements passés et actuel sur le domaine de la sécurité routière qu’elle estime relever du régalien. Pourtant, sur son site Internet, son programme ne dit rien sur ces enjeux. Seule la question des routes et autoroutes nous renseigne sur son vœu de réinvestir dans les premières et de renationaliser les secondes. Au micro de Moto-Magazine, elle reprend ses arguments contre la « chasse aux automobilistes », elle dénonce la privatisation des radars et elle délivre un discours semblable à ceux de messieurs Dupont-Aignan et Cheminade. Comme pour d’autres questions de société, Mme Le Pen touille sa soupe avec le mécontentement des gens et concernant la sécurité routière, le gisement de mécontentement est quasiment inépuisable.

Fidèle à sa posture de bienveillance sur-jouée, Emmanuel Macron souffle le tiède plutôt que le chaud et froid. Le candidat du mouvement « En marche » qui ne se positionne ni vraiment à gauche ni trop à droite répond à Moto-Magazine avec des arguments qui semblent, tout comme chez monsieur Hamon, tout droit sortis des bureaux de la Direction de la Sécurité routière. Ainsi, il approuve la privatisation de radars, mais en mode « expérimental » et il finit son interview par la vulnérabilité des usagers de deux-roues motorisés en reprenant les arguments habituels de la propagande gouvernementale qui répète inlassablement que les motards représentent 2% du trafic pour 22% des tués. Rien de neuf donc, pour ce chantre de la modernité ! Pour notre part, on se souvient de monsieur Macron quand il était ministre de l’économie du président Hollande et du gouvernement Valls qui n’ont rien fait pour limiter la rapacité des sociétés d’autoroutes et qui ont produit cette fameuse « Loi Macron » qui a dérégulé (entre autres) l’enseignement à la conduite et lâché des lignes d’autocar à bas coût sur nos routes. Curieusement, ces « succès » de notre golden-boy ne sont pas mentionnés dans son projet présidentiel par ailleurs totalement vide sur les questions de sécurité routière.

Jean-Luc Mélenchon se proclame candidat de « la France insoumise ». Ça alors, il y a enfin d’autres insoumis que les Motards en colère dans ce pays ? Et la sécurité routière, les radars, les deux-roues motorisés ? Rien ne se rapporte à ça dans son projet baptisé « l’Avenir en commun » cogéré avec ses camarades. Par contre, il présente le programme le plus détaillé sur la question des « mobilités » : il veut d’ailleurs « repenser les mobilités individuelles », supprimer le diesel, développer le co-voiturage, les transports en commun (qu’il envisage même gratuits), le ferroutage, il veut électrifier les « flottes captives », taxer le carbone et favoriser les circuits courts… bref, ses propositions reprennent celles des écologistes, reste à savoir si ça va se faire au détriment des grosses sociétés ou des usagers. Si ça se passe comme à Paris, on connaît déjà la réponse : ce sont les usagers qui trinquent ! Concernant les autoroutes vendues au secteur privé, monsieur Mélenchon veut les renationaliser. OK, mais la sécurité routière, dans tout ça ? Interrogé par Moto-Magazine, il s’oppose farouchement à sa privatisation, domaine qu’il estime comme devant relever de la responsabilité de l’Etat et non de sociétés privées. Ensuite, il détaille assez précisément sa vision de la sécurité routière qu’il veut basée sur l’éducation et la prévention dès l’école, autant que dans le cadre d’un service citoyen où l’accès au droit de conduire serait gratuit. Quant à la vitesse (qui n’est pas une valeur positive selon lui), il la combat au point d’envisager le bridage des véhicules pour qu’ils ne puissent plus dépasser 130 km/h, tant pour des raisons de réduction des risques routiers que pour prétendre limiter les émissions polluantes. Sur les deux-roues motorisés en général et la moto en particulier, notamment leur accès en ville, il ne dit rien… on peut toutefois supposer qu’il en reconnaît l’utilité dans les déplacements en milieu urbain puisque selon nos propres sources, nous savons que Monsieur Mélenchon qui n’a pas le permis de conduire est un fervent abonné des moto-taxis. Faudra quand même lui rappeler que même si une Gold-Wing ne roule pas au gasoil, son six-cylindres est largement capable de propulser l’eurodéputé à plus de 130 à l’heure !

Philippe Poutou est le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste. Ancré bien à gauche, cet ouvrier et syndicaliste salarié dans une usine d’automobiles n’a pas développé de thématique relative à la sécurité routière dans son programme politique. En parcourant son projet en ligne, il n’y a rien sur ces questions, si ce n’est qu’il se proclame pour un « droit à la mobilité pour chacun », qu’il se prononce pour la réduction de la place de la voiture et pour le développement des déplacements à vélo et à pieds. Conformément à ses engagements politiques, il est contre le déploiement de nouvelles infrastructures de transports comme les autoroutes et les aéroports, citant le projet controversé de Notre-Dame-des-Landes. Interrogé par Moto-Magazine, il dit « qu’évidemment, nous sommes opposés à la privatisation des radars qui va dans le sens de l’ultra-libéralisme », tout comme il dénonce toutes les privatisations qui amènent toujours les usagers à payer l’addition au final. Sur la sécurité routière en particulier, tout en s’opposant à la répression, il se range à l’idée que les réglementations et les progrès techniques ont amené à la réduction des tués sur la route. Quant à la formation, il propose que le permis de conduire soit porté par le système scolaire en apprentissage continu et validé à la fin de la terminale. On ne sait pas quels sont ses rapports avec la moto et les motards, mais d’après sa déclaration de patrimoine, on sait qu’il possède une voiture, ce qui laisse à penser qu’il s’en sert pour se déplacer, comme tout le monde.

L’analyse de la FFMC
Clairement, la sécurité routière et le quotidien des usagers de la route n’est pas une préoccupation majeure des candidats… ce serait d’ailleurs plutôt rassurant si l’on pense qu’un président de la République a quand même d’autres chats à fouetter en regard des troubles planétaires et des crises auxquels les chefs d’Etat sont confrontés… comment parler de liberté de rouler en évoquant les radars quand des gens meurent de misère dans et hors de nos frontières, quand des murs s’élèvent pour parquer des populations entières et quand le fracas des armes couvre le bruit de la disparition définitive de tant d’espèces vivantes sur notre planète ? Toutefois, la liberté de se déplacer avec ou sans véhicule doit rester fondamentale et cette liberté est inscrite dans la devise républicaine, au côté des mots fraternité et égalité. Quant aux restrictions de circulation prévues pour les vieux véhicules, bizarrement, personne n’en parle !

A travers ces questions de sécurité routière, quelle est réellement l’appréhension de ces notions pour ceux qui prétendent à la fonction suprême ? On le voit, leurs réponses sont d’abord le résultat de leurs propres usages, de leur sens du Bien commun et de celui des réalités auxquelles sont confrontés tout-un-chacun. Pour les politiciens professionnels habitués aux voitures et aux privilèges de leurs fonctions (les cinq candidats crédités de +10% d’intentions de vote), les arguments développés ne sont finalement pas très… développés. En tout cas moins que leurs promesses.

A la FFMC, nous voyons que, quelle que soit la couleur (affichée) des gouvernements qui se succèdent, le prétexte de sécurité routière sert trop souvent de laboratoire aux idées les plus pourries en matière de restrictions des libertés publiques. Et le système très arbitraire du « contrôle-sanction-automatisé » bientôt délégué au privé va encore dans ce sens-là.

REVUE DE PRESSE #336

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