L’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins est responsable de 41 % des particules fines en suspension émises par le trafic routier francilien


les moteurs ne sont pas seuls en cause dans la pollution liée au trafic automobile.

Selon l’Observatoire de la qualité de l’air en Ile-de-France, 41 % des particules fines en suspension (PM10) émises par le trafic routier francilien viennent de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins. Au cours d’une table ronde sur les effets du diesel sur la santé et l’environnement, organisée le 14 janvier par la commission du développement durable du Sénat.

la question des émissions de particules générées par l’abrasion a fait irruption dans le débat, à la surprise de bien des présents qui découvraient cette source de pollution pourtant bien réelle.

Le freinage responsable de 20 % des particules du trafic routier

Selon une évaluation réalisée en Allemagne par l’Institut de génie de l’environnement de l’université technique de Berlin, la seule usure des plaquettes de freins représenterait 20 % de l’ensemble des particules émises par le trafic routier. A chaque fois que l’on presse la pédale de frein, les frottements entre les plaquettes et le disque rejettent une importante quantité de particules fines. L’Institut de sciences appliquées (INSA) de Lyon estime que l’usure des plaquettes produit 20 000 tonnes de poussières par an en France.

Pour un véhicule type Renault Scénic, le freinage engendre une production d’environ 30 milligrammes (mg) de particules par kilomètre parcouru. A titre de comparaison, la norme Euro 6, qui s’appliquera à tous les véhicules neufs à compter du 1er septembre 2015, limitera à 5 mg/km la masse de particules émises par les diesels, et 4,5 mg/km celle des moteurs essence, soit six fois moins. Même les voitures électriques ne peuvent être considérées comme propres : sur ce type de véhicule, les freins sont certes moins sollicités, mais ils libèrent eux aussi des particules.


Effets nocifs sur la santé

Ainsi paradoxalement, si l’usure des plaquettes de freins, indispensable à un freinage de qualité, est un gage de sécurité, elle peut aussi avoir des effets nocifs sur la santé. D’autant que les poussières issues du freinage sont au moins aussi dangereuses que celles des particules issues des pots d’échappement. Principalement constituées de noir de carbone et de métaux lourds hautement toxiques − cuivre, cadmium, baryum, nickel, chrome, manganèse, plomb, zinc…−, elles peuvent engendrer des inflammations, des crises d’asthme, des bronchites chroniques, voire sur le long terme des cancers.

Ces particules fines ou très fines – leur taille pouvant aller jusqu’à quelques nanomètres –, peuvent en effet pénétrer en toute aisance dans les alvéoles pulmonaires et les bronches. « Les particules de freins peuvent se montrer très agressives. Elles accroissent le phénomène inflammatoire des bronches et endommagent leur revêtement cellulaire intérieur, explique Michaël Riediker, directeur du groupe Particules et santé à l’Institut universitaire romand de santé au travail (IST) de Lausanne (Suisse), qui a mené des études sur les effets cardiovasculaires des particules selon leur source. La paroi interne des poumons est constituée d’un épithélium, c’est-à-dire d’un tissu composé de cellules étroitement jointes, à l’image d’un dallage. Or les particules de freins provoquent un phénomène oxydatif qui va rompre l’étanchéité entre ces cellules. »

Sujet émergent en Europe et en France

Les Etats-Unis ont commencé à prendre la question en main, et six Etats – Californie, New-York, Washington, Rhode Island, Oregon et Hawaï – ont adopté une loi qui limitera à compter de 2020 à 5 % maximum le taux de cuivre dans les plaquettes de frein, et programme sa disparition pour 2025. En Europe, le sujet commence à peine à émerger. Dans le cadre de son programme de recherche 2014-2015, baptisé Horizon 2020, la Commission européenne a lancé un appel à projets dans le domaine des « transports intelligents, écologiques et intégrés » pour développer des méthodes de limitation de ces émissions issues de l’abrasion, avec un objectif de réduction de 50 %.

En France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a elle aussi inscrit la question des particules hors pot d’échappement dans son appel à projets Cortea 2015 sur la connaissance, la réduction à la source et le traitement des émissions dans l’air. Cet appel à projets comporte notamment un volet de recherche de solutions technologiques pour réduire les émissions liées au freinage ou les rendre moins nocives. Une première PME, Tallano Technologie, vient même de lui soumettre une solution : celle-ci a mis au point une miniturbine aspirante qui collecte les particules de freins sortant des plaquettes.

Néanmoins, pour les pouvoirs publics, « les gaz d’échappement demeurent la question prioritaire », reconnaît Gilles Aymoz, responsable du service qualité de l’air à l’Ademe.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/19/le-diesel-n-est-pas-seul-responsable-de-la-pollution-automobile_4558887_3244.html#PP0Fc701Mivf4AbQ.99

La ffmc présente au nouveau conseil national de la sécurité routière pour mieux nous défendre


Le nouveau-futur-ex-ministre de l’intérieur, Bruno Leroux, vient d’installer officiellement le nouveau Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui sera présidé pendant trois ans par le député de l’Orne Yves Goasdoué. Présentations.

C’est donc Yves Goasdoué, député (PS) de l’Orne (61), qui présidera le nouveau Conseil national de la sécurité routière (CNSR), rénové en application du Comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015. Proche de Jean-Pierre Chevènement dans les années 1980 , M. Goasdoué se définit lui-même comme « un gars de la Manche (nul n’est parfait) élevé dans une cité HLM de la petite ville de Périers » (50). Agé de 57 ans, il est titulaire d’un DEA de droit public et d’un DESS de gestion des collectivités.
•Dossier spécial MNC : CISR du 2 octobre 2015 et nouvelles mesures gouvernementales

Le CNSR, « instance de concertation et de propositions créée en 2001, est confortée dans son rôle de conseil du gouvernement et voit son indépendance encore renforcée », assure le gouvernement. Le CNSR compte désormais 67 membres titulaires et 44 membres suppléants, avec « un panel élargi des acteurs de la sécurité routière (personnalités qualifiées, élus nationaux et locaux, représentants de l’Etat, représentants d’associations, représentants des professions médicales, représentants des gestionnaires de voirie, représentants des entreprises et institutions intéressées par la sécurité routière) », conformément à l’appel à candidatures lancé fin 2016.

67 titulaires et 44 suppléants, de la FFMC à la LCVR…

« Organe essentiel dans la définition des politiques publiques en matière de sécurité routière, il aura pour objectif de formuler des avis et des recommandations au gouvernement, à l’heure de la transformation numérique, de l’apparition du véhicule autonome et du vieillissement de la population », souligne la Sécurité routière.

•MNC du 2 octobre 2015 : Manuel Valls annonce 22 nouvelles mesures pour endormir les Français

On y retrouve notamment l’ancien délégué interministériel sarkozyste Frédéric Péchenard en tant que membre titulaire en qualité de représentants des régions, Thierry Archambault et Annick Ducrocq de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle (CSIAM), Nadine Annelot et Alain Clerc de la Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et du motocycle (FNCRM, qui vient de fusionner avec le CNPA), le président de la Mutuelle des Motards Patrick Jacquot et de nombreux représentants d’associations oeuvrant dans le domaine de la sécurité routière : FFMC (France Wolf et Marc Bertrand), FFM (Philippe Thiebaut et Floriane Lamarra), Prévention routière, 40 millions d’automobilistes, l’inamovible Chantal Perrichon de la Ligue contre la violence routière, etc.

Décret officiel di 21 janvier 2017


JORF n°0018 du 21 janvier 2017
texte n° 76

Décret du 20 janvier 2017 portant nomination du président et des membres du Conseil national de la sécurité routière

NOR: INTS1632578D
ELI: Non disponible

Par décret en date du 20 janvier 2017, M. Yves GOASDOUE est nommé président du Conseil national de la sécurité routière.
Sont nommés membres du Conseil national de la sécurité routière :

1° En qualité de personnalités désignées en raison de leurs compétences en matière de sécurité routière

M. Antonio AVENOSO, Mme Barbara CHARBOTEL, Mme Elisabeth DUPONT-KERLAN, M. Jean-Paul GAILLY, Mme Anne GUILLAUME et M. Jean TODT.

2° En qualité de membres du Sénat

Mme Lana TETUANUI et M. Louis-Jean NICOLAY

3° En qualité de membres de l’Assemblée nationale

M. Yves GOASDOUE et Mme Valérie LACROUTE.

4° En qualité de membre du Conseil économique, social et environnemental

M. Jean-Claude DELAGE, membre titulaire.

5° En qualité de représentants des régions

M. Frédéric PECHENARD, membre titulaire.

6° En qualité de représentants des départements

M. Marcel CANNAT, membre titulaire, et Mme Laurence LAMY, membre suppléant.

7° En qualité de représentant des communes ou des groupements de communes

M. Jean-Luc RIGAUT, membre titulaire.

8° En qualité de représentants des personnes morales et gestionnaires de la voirie publique

Mme Annie CANNEL, membre titulaire, et M. Arnaud QUEMARD, membre suppléant, représentant l’Association des sociétés françaises d’autoroute ;
M. Patrick LAFONT, membre titulaire, et Mme Sophie BANETTE-COX, membre suppléant, représentant l’Association des ingénieurs territoriaux de France ;
M. Claude LASHERMES, membre titulaire, et Mme Céline BIBARD, membre suppléant, représentant l’Association des directeurs des services techniques départementaux.

9° En qualité de représentants des entreprises et institutions intéressées par la sécurité routière

M. Christian PEUGEOT, membre titulaire, et Mme Stéphanie de SAINT-GERMAIN, membre suppléant, représentant le Comité des constructeurs français d’automobiles ;
M. Patrick BESSONNE, membre titulaire, et M. Fabrice CESBRON, membre suppléant, représentant le Conseil national des professions de l’automobile ;
M. Thierry ARCHAMBAULT, membre titulaire, et Mme Annick DUCROCQ, membre suppléant, représentant la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle ;
Mme Nadine ANNELOT, membre titulaire, et M. Alain CLERC, membre suppléant, représentant la Fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et du motocycle ;
M. Philippe OUVRARD, membre titulaire, et M. Pascal JUSSELME, membre suppléant, représentant la Confédération française des experts en automobile ;
Mme Bénédicte BARBRY, membre titulaire, et M. Matthieu FOUCART, membre suppléant, représentant le groupe Mobivia ;
Mme Claire DORLAND-CLAUZEL, membre titulaire, et M. Emmanuel PUVIS DE CHAVANNES, membre suppléant, représentant la société MICHELIN ;
Mme Ludivine DANIEL, M. Patrick JACQUOT, membres titulaires, et M. Alexis MERKLING, Mme Nathalie IRISSON, membres suppléants, représentant la Fédération française de l’assurance
M. Gérard ACOURT, membre titulaire, et M. Bruno GARANCHER, membre suppléant, représentant le groupe Ecole de conduite française-International (federation of safety networks) ;
Mme Elisabeth CHARRIER, membre titulaire, et M. Benoît DALY, membre suppléant, représentant la Fédération nationale des transporteurs routiers ;
Mme Marine JEANTET, membre titulaire, et M. Thierry FASSENOT, membre suppléant, représentant la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés ;
M. Jean-Claude ROBERT, membre titulaire, et M. Stéphane PENET, membre suppléant, représentant le groupe Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprises ;
M. Jean-Yves BIGNON, membre titulaire, et Mme Myriam HAIOUN, membre suppléant, représentant le groupe Colas s.a ;
M. Jean-Louis PERALTA, membre titulaire, et M. Alain DUNEUFJARDIN, membre suppléant, représentant le Groupement des préventeurs du risque routier.

10° En qualité de représentants d’associations agissant dans le domaine de la sécurité routière

Mme Anne LAVAUD, membre titulaire, et, M. Stéphane DAESCHNER, membre suppléant, représentant l’association Prévention routière ;
Mme Céline KASTNER, membre titulaire, et M. Didier BOLLECKER, membre suppléant, représentant l’Automobile club association ;
M. Philippe LAUWICK, membre titulaire, et Mme Marie-Thérèse GIORGIO, membre suppléant, représentant l’Automobile club médical de France ;
M. Daniel QUERO, membre titulaire, et Mme Laetitia HOOGHIEMSTRA, membre suppléant, représentant l’association 40 millions d’automobilistes ;
M. Philippe THIEBAUT, membre titulaire, et Mme Floriane LAMARRA, membre suppléant, représentant la Fédération française de motocyclisme ;
M. Serge MORELLI, membre titulaire, et M. Hervé GICQUEL, membre suppléant, représentant l’association Club 14 ;
Mme France WOLF, membre titulaire, et M. Marc BERTRAND, membre suppléant, représentant la Fédération française des motards en colère ;

M. Olivier SCHNEIDER, membre titulaire, et Mme Geneviève LAFERRERE, membre suppléant, représentant la Fédération française des usagers de la bicyclette ;
Mme Anne FAURE, membre titulaire, et M François PROCHASSON, membre suppléant, représentant l’association Rue de l’avenir.
Mme Chantal PERRICHON, membre titulaire, et M. Michel TERNIER, membre suppléant, représentant la Ligue contre la violence routière.
M. Julien THIBAULT, membre titulaire, et Mme Stéphanie VINSOT, membre suppléant, représentant l’association Victimes et citoyens.
M. , Serge DEXET, membre titulaire, et Mme Sylvie MOUCHARD, membre suppléant, représentant l’Association des paralysés de France.
Mme Marie-Christine CAZALS, membre titulaire, et M. Philippe VIMONT, membre suppléant, représentant l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens.
Mme Florence GILBERT, membre titulaire, et Mme Hélène EXBRAYAT, membre suppléant, représentant l’association Wimoov ;
M. Denis ASTAGNEAU, membre titulaire, et M. Alexandre GUILLET, membre suppléant, représentant l’Association nationale de la presse automobile ;
Mme Martine DUVAL, membre titulaire, et M Christophe TREBOSC, membre suppléant, représentant l’Association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public ;
Mme Christiane THERRY, membre titulaire, et M. Stéphane BERNARDELLI, membre suppléant, représentant l’Union nationale des associations familiales ;
Mme Yvette TRIMAILLE, membre titulaire, et M. Olivier BLOT, membre suppléant, représentant l’association Familles rurales ;
Mme Florence URVOIS, membre titulaire, et M. Renaud BOUTHIER, membre suppléant, représentant l’association Avenir santé France.

10° En qualité de représentants des professions médicales et des associations et fondations oeuvrant dans le domaine de l’hospitalisation ou de la santé publique ou du secours aux victimes

Mme Céline GUILBERT, membre titulaire, et M. Eric FAURE, membre suppléant, représentant la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France ;
M. Olivier LANGERON, membre titulaire, et M. Marc FREYSZ, membre suppléant, représentant l’association Samu-urgences de France ;
M. Régis GONTHIER, membre titulaire, et Mme Sylvie BONIN-GUILLAUME, membre suppléant, professeurs en gériatrie ;
M. Patrick DAIME, membre titulaire, et Mme Catherine SIMON, membre suppléant, représentant l’Association nationale de prévention en alcoologie.

Certains annonçaient sa disparition, il n’en est rien, le numéro 334 vient de paraître .

Encore plus incisif, toujours instructif concernant cette mise au banc que l’ on nous promet tous les jours

Des essais, des comparatifs, des idées d’évasion  ….

Rdv chez votre dealer habituel sans tarder pour rester informé

Non MOTOMAGAZINE n’est pas mort, il bande encore

Trente-sept après sa création, quand elle appelait à boycotter une vignette fiscale à l’époque de Giscard d’Estaing, la Fédération française des motards en colère appelle à boycotter les vignettes Crit’Air de madame Royal.
L’appel est lancé aux usagers en deux-roues motorisés, aux automobilistes, à nos adhérents, à nos sympathisants et plus généralement à tous les usagers de la route lassés d’être traités comme les boucs émissaires des gabegies de nos dirigeants gouvernementaux pas du tout responsables.

 

Voilà trois décennies que nos dirigeants de tous bords ont poussé à la diésélisation du parc auto, encouragé la SNCF a abandonner son réseau ferré de proximité, à favoriser le fret routier, à déréguler tous les modes de transport, fait fermer des services publics de proximité désormais regroupés en ville (maternités, bureaux de poste, écoles, tribunaux, gendarmeries…), accordé des visas d’exploitations à des usines d’élevages intensifs (comme la « ferme des 1000 vaches »), à des hypermarchés, bref à porter atteinte à la Nature et à tout faire pour que l’usage d’un véhicule à moteur soit indispensable et maintenant, le gouvernement impose une vignette discriminante qui dira qui peut circuler et qui doit rester dans son ghetto.
C’est tout simplement inacceptable et il est temps que les gens se remettent à réfléchir au-delà des slogans des marchands d’apocalypse qu’on nous rabâche à longueur de journées dans les journaux télévisés. Ca fait d’ailleurs des semaines que les médias répètent à tort que cette vignette était obligatoire alors qu’on nous annonce qu’elle ne le serait vraiment qu’à partir d’aujourd’hui… et encore, pas tout-à-fait selon les cas (pas le week-end, pas pour les véhicules de +20 ans déjà interdits dans les zones à circulation restreintes, pas pour les véhicules en stationnement…). De plus, elle n’est disponible que par Internet… et avoir un compte Internet n’est pas encore obligatoire.
En appelant à refuser d’acheter et d’arborer cette vignette qui ne résoudra pas les problèmes de pollution, les Motards en colère refusent de se soumettre à cette nouvelle restriction et ce d’autant plus que l’usage des deux-roues motorisés (2RM, dont aucun ne fonctionne au gasoil) contribue au désengorgement du trafic routier dans les agglomérations et qu’ils en améliorent la fluidité.

Les deux-roues motorisés sont une solution pour peu de pollution

Un 2RM avec son conducteur seul, c’est déjà un véhicule utilisé à 50% de sa capacité contre la plupart des voitures de cinq places occupées par une seule personne et qui encombrent pourtant autant que quatre motos. Et ce avec deux, voire trois fois moins de carburant pour une moto de cylindrée moyenne. Plutôt que d’interdire ou de restreindre l’usage des 2RM en ville, il vaudrait mieux accélérer leur évolution vers des motorisations encore plus économes en carburant tout en contenant davantage leurs émissions d’échappement. C’est possible et facile à faire, avec un gros potentiel d’évolution dans les moyennes cylindrées… une telle démarche serait vraiment du développement durable !

En attendant, la FFMC appellent les insoumis à cette nouvelle règle à boycotter la vignette Crit’Air, à éviter autant que possible la surveillance des agents de la force publique qui ont bien d’autres soucis et à contester systématiquement devant les tribunaux les verbalisations que cette nouvelle réglementation arbitraire va entrainer en transformant des gens jusqu’ici en règle en illégaux.

 

En cette période, c’est un véritable coup de pompe. Et rien à voir avec un réveillon bien réussi. Non. C’est le portefeuille qui est frappé à un moment où il est plus que sollicité. Les impôts sont passés par là, les cadeaux aussi et voilà que faire le plein est redevenu un crève-cœur. Un baril de pétrole bas nous avait fait oublier une hausse des taxes motivée par une écologie punitive. La réalité s’impose à présent à nous.

Et ce n’est pas fini. 2017 sera de la même veine. Entendez par là qu’il faudra s’ouvrir les nôtres pour remplir le réservoir. Les automobilistes s’effondrent devant le prix du gazole, mais les tenants du deux- roues motorisé grincent des dents devant celui du sans plomb. Le litre d’essence sans plomb (SP95) a augmenté de 1,77 centime depuis la semaine dernière et passe donc à 1,3823 euro, tandis que celui de l’essence contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) progresse de 1,67 centime, passant à 1,3556 euro. L’essence SP98 grimpe, de son côté, à 1,4384 euro le litre, en hausse de 1,64 centime par rapport à la semaine précédente.

Le discours officiel sur cette inflation générale s’appuie sur un récent accord entre les pays producteurs de pétrole qui a fait repartir le cours de l’or noir à la hausse. C’est effectivement le cas. Mais pas que. On rappellera que le 1er janvier dernier, la contribution climat énergie (CCE), sorte de taxe carbone, est en effet passée de 22 à 30,5 euros la tonne, se traduisant par une hausse de 2 centimes sur le gazole. A cela s’ajoute l’augmentation de 1 centime sur le litre de gazole décidée par le gouvernement au titre du rééquilibrage avec la fiscalité sur l’essence. Enfin, la TVA a également légèrement augmenté de 0,6 centime pour ce carburant.

Les taxes appliquées à l’essence sans-plomb 95 et à l’essence sans-plomb 98 ont quant à elles augmenté d’environ 2 centimes le 1er janvier, incluant une hausse de 1,7 centime de CCE, de 0,3 centime de TVA et de 1 centime comme malus par rapport au SP95 contenant 10% d’éthanol (SP95-E10), ainsi qu’une baisse de 1 centime au titre du rééquilibrage avec la fiscalité sur le gazole.

Au bilan, depuis le 1er janvier, le prix du gazole a bondi de 19%. Le SP95 en est à 9,5%. Et les taxes vont à nouveau augmenter en 2017. Tout comme, apparemment le baril de pétrole. Une double sanction.

Les agents des compagnies de CRS autoroutières et des unités de motards touchent une prime pour celles qui verbalisent le plus les automobilistes.

Ceux qui partent en vacances sont prévenus. Oui, la politique du chiffre pour verbaliser les automobilistes existe bel et bien ! Selon un document révélé par Auto Plus, les compagnies de CRS autoroutières et les compagnies de motards qui se montrent les plus zélés toucheraient une prime de motivation de 600 euros. En d’autres termes, même si depuis des lustres, le ministère de l’intérieur affirme qu’il n’existe pas une politique de quota, les policiers le terrain sont poussés à jouer la carte du nombre.

Dans ce document interne émanant, selon l’hebdomadaire, du sommet de la police nationale, les neuf compagnies autoroutières et les vingt-deux unités de motards sont notées en fonction de leurs performances: des points sont attribués pour celles qui dressent le plus d’infractions avec pertes de points sur les permis de conduire, les excès de vitesse, les autres délits ou encore les entraînement au tir des policiers… «Le cumul des points sert à déterminer les deux unités et les deux compagnies les plus efficaces en vue de leur accorder une prime annuelle», dont le montant est «équitablement partagé entre les agents du service», ajoute Auto Plus.

Carte interactive. Les villes où les unités de motards ont reçu le plus de points

Les policiers franciliens plus zélés?

Au delà de ce système qui pousse les agents à subir des pressions de leur hiérarchie, ce «classement» montre que tous les automobilistes ne sont pas logés à la même enseigne. Entre le 1er juin 2014 et le 31 mai 2015, ce sont les CRS, des unités d’Ile-de-France Nord et Ile-de-France Ouest qui arrivent en tête du classement. Pour les motards, les unités de Pau et de Reims ont remporté la prime annuelle… En revanche, la compagnie de CRS Rhône-Alpes-Auvergne est la plus mal notée, tout comme les motards de Nice ou de Montpellier

Ces différences de notes seraient-elle dues à des comportements différents des conducteurs selon les régions? C’est peu probable, note Auto Plus, qui constate en effet que les motards de Marseille sont plutôt bien classés, alors que la CRS-Provence est avant dernière de son classement. Ce qui tendrait à prouver que l’activité des policiers n’est pas tant liée à celle des conducteurs, mais bien à leur propre degré de mobilisation.

Autre enseignement : «visiblement, on traque bien plus les infractions graves à Saint Quentin (22) qu’à Clermont-Ferrand (63) où l’on privilégie la vitesse, contrairement à Nice (06) où l’on est plus porté sur les petites infractions.»

«C’est toujours la politique du chiffre qui prime, avec les méfaits que ça engendre: la répression est privilégiée sur la prévention. Une méthode révoltante puisqu’elle empêche le policier de faire preuve de discernement et le prive de sa libre intervention sous peine de se faire remonter les bretelles», explique Phiillipe Capon, le secrétaire général du syndicat UNSA Police, en ajoutant que le PV est devenu l’un des critères importants de notation et d’évolution de carrière du fonctionnaire. Le résultat ? «L’automobiliste ne sait plus pourquoi il est verbalisé, il ne peut pas bien se défendre. Les contentieux augmentent fortement. Cette méthode n’améliore évidemment pas les relations avec la population, elle modifie le comportement des usagers, les pousse à se soustraire au contrôle», conclut-il. Vivement la voiture anti-excès de vitesse…

leparisien.fr

QUELQUES RÉACTIONS

justme

le 12 septembre 2015 à 8h30

Evidemment ces lois ne s’applique qu’au classe moyenne … un migrant qui commet un délit et qui passe à la tv ou par une association verra sa verbalisation sauté , le 4eme reich est en marche !

legrosminou

le 11 septembre 2015 à 16h37

Réponse à Phytoo a publié le 21 Juillet 2015 à 15:21 « . Cela date-t-il de la gauche au pouvoir? Elle n’est plus à un mensonge et un renoncement près. Mensonges, faussetés, mauvaise foi: tout est possible pour garder le pouvoir. » ——————————————————————————————————————– Réponse « OUI ». La droite et le centre n’a jamais fait et ne fera jamais ça. Vivement 2017, que ça change !

legrosminou

le 11 septembre 2015 à 16h34

C’est le principe de « travailler plus pour gagner plus » jadis encouragé.

labrada

le 13 août 2015 à 10h24

Pour payer ces primes, les bons outils pour verbaliser, il est indispensable de racketter jour et nuit.

atlante

le 28 juillet 2015 à 13h34

Le système de prime ne me choque pas. Le véritable problème en France c’est que tout mais absolument tout esT ramené à la vitesse. Hors avec notre parc automobile actuel il serait bon d’enfin augmenter les limitations hors agglomération quand la route est en bon état. Autoroute : 150km/h Nationale : 110 km/h. Plus la limitation est basse et moins je suis vigilant au volant et je suis loin d’être le seul… Il faut arrêter de tout mettre sur la vitesse car la majorité des accidents avec vitesse sont liés à l’alcool et à la drogue. Je ne compte même le nombre de fois que j’ai largement dépassé les limitations pour effectuer un dépassement propre afin de ne pas rester sur la voie en sens inverse pour rien comme les pecnots qui doublent pendant 1-2 min à 90km/h tout rond… Pendant ce temps là, personne met ses clignotants et ça c’est super dangereux surtout pour les deux roues ! Mais on s’en fiche car il faut faire entrer de l’argent. Bref blasé de vos réactions, l’évolution en France c’est pas pour demain. Et encore heureux d’avoir des policiers et gendarmes sympa qui appliquent pas à la lettre toutes ces procédures et qui font peuvent de discernement ! Cdt, Un automobiliste / motard

Entre le projet de Zone de Circulation Restreinte dans les cartons à Arras, la nouvelle réglementation sur les plaques d’immatriculation, l’obligation de port de gants « homologués » et le contrôle technique qui revient sur le tapis… Les motifs de la grogne sont multiples. Et la FFMC compte bien les faire entendre

Par CELINE DEBETTE | Publié le 30/12/2016 LA VOIX DU NORD

La fédération française des motards en colère (FFMC) a beau faire partie de la commission interministérielle de sécurité routière, « les décisions sont prises sans prendre en considération ce que l’on dit », estime Lionel Saussé. « On nous écoute mais on ne nous entend pas. » Le trésorier de la FFMC 62 en veut pour preuve les différentes mesures « pondues par le gouvernement ».

À commencer par les plaques d’immatriculation qui doivent toute mesurer 210 x 130 mm d’ici le mois de juillet. Une mesure destinée à mettre tout le monde (cyclos, deux roues motorisés, quads…) à la même enseigne puisque plusieurs formats existaient jusqu’alors. Une aberration pour les motards. « Les plaques actuelles sont faites pour ne pas avoir de prise au vent trop importante et là, on les agrandit encore… » Leur colère est d’autant plus forte que le changement de système d’immatriculation pour les voitures, en 2009, s’est montré bien plus souple. En effet, les véhicules achetés avant cette année-là peuvent encore présenter des plaques de l’ancien format. « Là on oblige tous les motards qui en ont déjà une à en acheter une nouvelle. » Seule exception : les bécanes de collection qui devraient bénéficier d’une dérogation.


« On a toujours l’impression d’être les dindons de la farce et de se faire plumer »

Autre grief : l’obligation, depuis novembre, du port de gants homologués pour les deux roues motorisés. Bien sûr, les motards comprennent bien que cette mesure vise principalement les conducteurs de scooters et autres qui souvent s’affranchissent de cette règle de sécurité. Néanmoins, « pour nous, motards, qui portons tous des gants, cela nécessite un sacré investissement ». Car ces derniers disposent pour la plupart de trois paires (hiver, mi-saison et été). « C’est un budget de 300 à 350 €. C’est pas rien. » Bref, « on a toujours l’impression d’être les dindons de la farce et de se faire plumer », râle Christian Bertin, coordinateur de l’antenne FFMC62.

Si on ajoute à ça le projet de décret officialisant le contrôle technique obligatoire à la revente qui pourrait être prêt pour octobre… Ça commence à faire lourd. Et c’est sans parler des ZCR (Zone de Circulation Restreinte) : 27 métropoles seraient sur la liste. « Dont Arras ou plutôt la communauté urbaine », assurent les motards qui n’ont pas hésité à manifester en octobre dernier contre ce qui n’est, selon la CUA, qu’un projet dont les contours restent à définir.

En tout cas, 2017 s’annonce « sportive », avertit Lionel Saussé. Car la FFMC 62 ne compte pas rester les bras croisés. « C’est une année électorale… Les candidats vont faire leur campagne. On ne manquera pas de les interpeller comme il se doit », lâche-t-il. Un appel qui devrait être largement entendu par les motards qui sont plus que prêts à se mobiliser.

Des combats aussi au quotidien

« Le problème, c’est qu’on a tendance à être oubliés pour ne pas dire méprisés », estiment les membres de la FFMC62. À commencer par les élus « qui ne prennent pas conscience qu’on existe ». C’est justement pour se rappeler à leur bon souvenir que l’opération Motard d’un jour a été lancée. Le principe : faire monter ces derniers sur une moto pour qu’ils se rendent compte par eux-mêmes. A Carvin, par exemple, ça a été l’occasion de pointer du doigt les « plots en bois saillants à l’embout pointu » destinés à empêcher le stationnement des voitures « sauf que si on tombe dessus, on peut se faire très très mal ».

Ou encore les dos-d’âne beaucoup trop hauts. « La norme c’est 10 cm, or, il y en a plein qui les dépassent. Depuis, certains dans la commune ont été abaissés… Pas tous. » Récemment, un Varois s’est lancé dans une lutte acharnée contre les ralentisseurs illégaux, n’hésitant pas, avec le soutien de la FFMC du département, à traîner les communes devant les tribunaux. Démarche déjà engagée dans l’Hérault en 2013 et qui avait porté ses fruits.

Autre cheval de bataille : les glissières sur les autoroutes, « qui devraient être doublées car lors d’un accident, le motard glisse souvent en dessous et s’il rencontre un piquet… ». C’est d’ailleurs pour connaître les premiers gestes à porter aux motards lors d’accident qu’une formation avait été proposée par la FFMC 62 début décembre une formation de secours. Un coup d’essai réussi qu’elle compte bien reconduire l’an prochain.

Trop peu d’adhérents

Si la Fédération Française des Motards en colère a été créée en 1980, son antenne dans le Pas-de-Calais est, quant à elle, née sur le tard. « Elle a été remise en route en 2009 après avoir connu une période de flottement suite à son lancement en 2002 », explique Lionel Saussé, le trésorier. Depuis, son nombre d’adhérents varie d’une année sur l’autre… en fonction des combats à mener. « L’année où on a dû batailler contre l’instauration du contrôle technique, on était 92, une fois qu’on a gagné, on en a perdu 20 % l’année suivante », remarque-t-il. Aujourd’hui, ils sont 54 sur les 10 000 à l’échelle nationale, « ce qui reste relativement faible compte tenu du nombre très important de motards dans le département et même dans la région qui est une terre de motards ». D’ailleurs, ils sont très nombreux dans les clubs qui proposent une adhésion souvent un peu plus chère que celle de la FFMC (39 €/an, sa seule source de financement) « mais les objectifs ne sont pas les mêmes ».

peut entrainer de graves conséquences.

Voici ce qui est mis en avant par le réalisateur Anglais Peter Watkins-Hughes à la demande de la police de la ville de Gwent dans ce court métrage destiné à être prochainement diffusé dans les écoles du Royaume-Uni.

Une sensibilisation « trash » afin de marquer les esprits.

Rappelons que l’usage d’un téléphone au volant réduit d’environ 60% les capacités de notre cerveau à analyser ce qui se passe sur la route …

La Mairie de Paris lance une consultation publique sur son site internet dans le but de boucler son dossier de Zone à circulation restreinte. C’est le moment d’exprimer son désaccord face à cette politique d’écologie punitive

La Mairie de Paris a fait installer les panneaux ZCR aux entrées de la ville en juillet 2016. La ZCR ne pourra pourtant être officiellement créée qu’après consultation publique, mi-janvier 2017 !

La mairie de Paris lance, du 19 décembre 2016 au 10 janvier 2017, une consultation publique sur la Zone à circulation restreinte (ZCR) qu’elle met en place à partir du 15 janvier 2017. L’antenne parisienne de la Fédération française des motards en colère (FFMC-PPC) et la Fédération française des automobilistes citoyens (FFAC), qui ont partagé le bitume lors des Nuits 2-roues et manifestations à Paris, appellent leurs adhérents et sympathisants à y répondre nombreux afin de défendre la voix des conducteurs lésés par les interdictions.

Grands débuts de la ZCR à Paris le 15 janvier 2017
La Mairie de Paris entend mettre en place une ZCR à compter du 15 janvier 2017 qui interdira la circulation entre 8 heures et 20 heures, sauf les week-ends et jours fériés :

 aux automobiles essence et diesel antérieures au 1er janvier …….
la suite c’est ici : http://www.motomag.com/Interdiction-de-circulation-a-Paris-participez-a-la-consultation-publique.html#.WFqpkGciw6Y

PAR Clémence Dupont Mis à jour le 13/12/2016 à 15:40

Publié le 23/12/2016 à 07:00 VAR MATIN

La Fédération française des motards en colère a introduit un recours auprès du tribunal administratif pour obtenir la destruction ou mise aux normes des ralentisseurs installés à La Garde. Une première étape.

Thierry Modolo, quinquagénaire domicilié à Solliès-Ville et dont l’épouse est installée à La Garde, s’est lancé dans une lutte acharnée contre les ralentisseurs illégaux. Ce Varois est à l’initiative d’une pétition, « Pour que les maires respectent la loi sur les ralentisseurs », qui a recueilli près de 8.000 soutiens sur la plateforme change.org. Il a aussi créé une page Facebook, « Mon maire est autophobe », une communauté de près de 1.300 abonnés, où les exemples de ralentisseurs varois, présentés comme illégaux, se multiplient.
La raison d’un tel combat se trouve dans la passion de Thierry Modolo, ancien instructeur pilote, pour l’automobile. « J’ai été obligé de vendre ma voiture de sports, à force de la voir endommagée par les dos d’âne. C’était un véritable enfer », explique-t-il.
Rien dans ces ouvrages ne trouve grâce aux yeux de ce banquier. Ils seraient générateurs, à la fois, d’une « surconsommation de carburant due à la ré-accélération », d’une « pollution aux particules fines causée par l’usure des plaquettes de frein », de « nombreux problèmes mécaniques pour les véhicules (usure prématurée des organes d’amortissement, de freinage, déformation des châssis etc.) », de « danger pour les motards » et de maux pour la colonne vertébrale des automobilistes.
« A chaque passage sur un dos d’âne, le passager reçoit deux chocs verticaux. C’est encore pire pour les enfants, qui n’anticipent pas le choc », argue-t-il. La liste des griefs ne s’arrête pas là. Thierry Modolo pointe les retards causés aux véhicules de secours et aux forces de l’ordre, et évoque aussi le calvaire des conducteurs de bus de l’agglomération. « Un chauffeur de la ligne 98 passe 272 fois par jour sur un dos d’âne. Soit environ 59.000 fois par an!, aurait calculé l’un d’eux. Imaginez ce qu’il subit, ainsi que les usagers! ».
« De Sanary à Bandol, aucun n’est légal » Il met aussi en avant des situations ubuesques, comme celle de ce minibus, à La Valette, resté coincé, à cheval, sur un dos d’âne trop haut.
Le minibus nouvelle génération de la ligne 121 ne peut franchir le ralentisseur de l’avenue Sainte-Cécile, entre l’arrêt Minimes et le carrefour à La Valette Son action ne se base cependant pas sur cette liste de reproches.
Thierry Modolo s’accommoderait sûrement des ralentisseurs s’ils respectaient la loi, qui réglemente à la fois leur hauteur et leur lieu d’implantation. « C’est simple, de Sanary à Hyères, aucun ralentisseur n’est légal. Ils ont tous au moins en commun le fait d’être trop hauts.
A cela s’ajoute, pour certains, le fait d’être implantés dans une zone limitée à 50 km/h, ou d’être installés dans un virage, des pratiques interdites ».
Il affirme avoir vérifié lui-même quarante ralentisseurs construits (de type dos d’âne ou de type trapézoïdal, excluant les coussins berlinois) à La Garde, La Crau, Hyères et Toulon. Sa conclusion? « Ils mesurent entre 18 et 25 centimètres, au lieu de 10 ».
Le Varois accuse les élus de multiplier les ralentisseurs illégaux, « en toute connaissance de cause, pour répondre aux demandes des riverains qui se plaignent de la vitesse, sans penser aux conséquences ».
Quid des impératifs de sécurité routière? « C’est comme les radars.
Leur utilité est prouvée aux abords des écoles et des points dangereux.
A force d’en mettre partout, les gens freinent fort avant et redémarrent fort après ».
Le combat de Thierry Modolo a notamment trouvé écho auprès de Bernard Darniche, grand pilote français de rallyes automobiles, et de la Fédération des motards en colère du Var (FFMC83).
L’association a introduit un recours auprès du tribunal administratif de Toulon.

Objectif: obtenir la destruction de tous les ouvrages non conformes à La Garde, et la mise aux normes de ceux installés aux abords des écoles ou des lieux touristiques.
S’il obtient gain de cause, José Loubry, coordinateur de la FFMC83, n’exclut pas de s’attaquer aux autres communes, à l’agglomération TPM (Toulon-Provence-Méditerranée), et au Département…
« Nous avons ouvert le dialogue avec M. Haslin, qui n’a rien voulu savoir. Nous sommes obligés d’en arriver là, regrette-t-il.
On demande aux usagers de respecter le code de la route, quand les élus se permettent de ne pas respecter la réglementation ».
Un précédent existe en la matière. La Fédération des motards en colère de l’Hérault avait obtenu satisfaction auprès du tribunal administratif de Montpellier, qui, par un arrêt en date du 21 juin 2013, avait renvoyé la commune de Saint-Drézery à ses responsabilités sur la mise aux normes des ralentisseurs.
Le décret n°94-447 du 27 mai 1994 réglemente les caractéristiques et conditions de réalisation des ralentisseurs de type dos d’âne ou de type trapézoïdal.
Le recours s’appuie sur ces normes pour mettre en cause les ralentisseurs de La Garde. Ils seraient construits: « Largement au-delà de la norme de hauteur de 10 cm maximum ».
« Sans aucun respect de la norme de longueur de 2,5 à 4 m maximum ». « Dans des zones à 50 km/h » « Dans des zones à 30 km/h à peine plus longues que les ralentisseurs et inventées spécialement pour l’implantation de ces derniers »  »
En entrée et sortie de rond-point ce qui constitue une installation en virage et dont l’intérêt reste à démontrer »  »
Dans des zones desservant des services d’intervention d’urgence (pompiers et police) et sans leur autorisation préalable » « Dans des zones desservies par des transports en communs et sans leur autorisation préalable. »
Il est à noter que la responsabilité d’une collectivité locale peut être engagée (article 223-1 du code pénal), en cas d’accident sur la voie publique dû à un ouvrage.
« Ils ont été rabotés » Jean-Pierre Haslin, premier adjoint à la mairie de La Garde, assure que le bureau municipal a pris la décision de ramener les ouvrages aux normes.
« Tous les ralentisseurs ont été rabotés ces six derniers mois ». Il n’y aurait donc plus lieu à engager un recours, ce que réfute sans hésiter Thierry Modolo: « Ils ont seulement allongé les rampants de quelques ralentisseurs, ce qui ne change absolument pas le problème de respect de la loi ».
S’il assure que la situation est aujourd’hui régularisée, l’élu assume avoir opté pour des ralentisseurs hors-normes pendant des années.
Un choix dicté par des impératifs de sécurité routière, en réponse aux demandes des habitants, et qui aurait prouvé son efficacité avec une « baisse de 67% de l’accidentologie en 15 ans ».
« Il y a quinze ans, on a multiplié les signalétiques, sans résultat. On a ensuite installé des plateaux « aux normes », sans résultat.
Leur installation plus élevée s’est révélée d’une efficacité flagrante pour baisser la vitesse », explique le premier adjoint.
C’est ainsi que la loi aurait été délibérément bafouée. « Dépenser 20.000€ dans un plateau aux normes de seulement 10 centimètres, ça ne sert à rien », justifie encore Jean-Pierre Haslin, qui appelle à revoir les normes légales. « On peut faire procédure sur procédure, mais le résultat est là: depuis que les ralentisseurs ont été rabotés, on constate une augmentation de la vitesse, et les habitants s’en plaignent. C’est regrettable », fustige-t-il.

ci dessous le lien du reportage de TF1 (aller à 10ml20 ou chapitre 7)

http://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/13-heures-28-decembre-2016.html