Communiqué du 7 décembre 2016

Durant les pics de pollution, la moto est une solution !
La circulation « alternée » lors des pics de pollution est une mesure arbitraire qui ne tient pas compte des spécificités de circulation des 2RM et qui ne distingue pas les motorisations. La FFMC rappelle qu’aucun 2RM ne roule au gasoil, qu’ils n’émettent pas de particules fines et que ce mode de transport économique est reconnu par l’Union Européenne comme un élément favorable à la fluidité du trafic routier. Il est donc aberrant de les soumettre à la circulation alternée.

Avec la situation anticyclonique et les basses températures, l’alerte aux polluants par les micro-particules est lancée en Île-de-France, dans les vallées du Rhône et des Alpes, en Alsace, bref partout où il y a de l’activité industrielle et humaine en besoin de déplacement et de chauffage, les usagers ayant la mauvaise idée de se chauffer en pleine saison froide.

A nouveau, ce sont les usagers de la route qui servent de variable d’ajustement dans le viseur des purificateurs d’atmosphère et à nouveau, il nous est demandé de nous soumettre à la mesure totalement arbitraire de la circulation alternée. A défaut d’alternative écologique, les Pouvoirs publics imposent l’alternative minéralogique : pair tu roules, impair tu prends le métro ou ton vélo, c’est selon le numéro.

« Faut bien prendre des mesures » pour les 40 000 victimes potentielles de ce massacre aux particules, nous dit-on… Des mesures ? Oui, à la FFMC, nous sommes pour la mise en place du ferroutage pour limiter le fret routier, contre la casse du service public des transports ferroviaires remplacés par des lignes d’autocar low-cost, contre la fermeture des services publics de proximité qui impose un rallongement des déplacements… et en attendant, à la FFMC, nous sommes pour le développement des deux-roues motorisés, véritable alternative à l’automobile en ville, solution idéale pour débouchonner les cités embouteillées, ce que reconnaît l’Union européenne.

Rappelons qu’un 2RM en déplacement peri-urbain, c’est 50% de taux d’occupation du véhicule avec une seule personne à bord (contre 1/5 pour une voiture), des trajets qui prennent 2 à 4 fois moins de temps qu’en voiture ou en transports collectifs, 4 fois moins de place en encombrement de la voirie qu’une voiture, un poids moyen 5 à 6 fois moins élevé qu’une automobile moyenne et qu’un motard en circulation, c’est toujours un automobiliste en moins dans le trafic ou une place de plus dans les transports en commun… et surtout, les 2RM ne roulent pas au diesel et ils n’émettent quasiment pas de ces particules fines qui justifient, pour les pouvoirs publics, ces mesures de coercition véhiculaire.

Contact presse :
Fabien Delrot, bureau national de la FFMC 06 31 57 79 58
Marc Bertrand, chargé de mission sécurité routière FFMC 01 48 18 12 18

La circulation « alternée » lors des pics de pollution est une mesure arbitraire qui ne tient pas compte des spécificités de circulation des 2RM et qui ne distingue pas les motorisations. La FFMC rappelle qu’aucun 2RM ne roule au gasoil, qu’ils n’émettent pas de particules fines et que ce mode de transport économique est reconnu par l’Union Européenne comme un élément favorable à la fluidité du trafic routier. Il est donc aberrant de les soumettre à la circulation alternée.

Avec la situation anticyclonique et les basses températures, l’alerte aux polluants par les micro-particules est lancée en Île-de-France, dans les vallées du Rhône et des Alpes, en Alsace, bref partout où il y a de l’activité industrielle et humaine en besoin de déplacement et de chauffage, les usagers ayant la mauvaise idée de se chauffer en pleine saison froide.

A nouveau, ce sont les usagers de la route qui servent de variable d’ajustement dans le viseur des purificateurs

pour la suite, cliques sur le lien qui va bien http://www.ffmc.asso.fr/spip.php?article6639

40 millions d’automobilistes dénonce les mensonges d’Anne Hidalgo en vidéo

par Cindy Belpalme, le 02/12/2016[News]

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche le 22 octobre dernier, la maire de Paris Anne Hidalgo accusait les automobilistes français d’être des fraudeurs. Selon elle, « 91% [d’entre eux] ne mettent pas d’argent dans le parcmètre » à Paris.

Sceptique quant à la réalité de ces chiffres, l’association « 40 millions d’automobilistes » a donc mené l’enquête avec le magazine Marianne. Ils révèlent aujourd’hui, dans une vidéo en ligne, les mensonges de l’édile pour justifier sa « réforme du stationnement ». L’enquête complète est publiée aujourd’hui par Marianne.

La vidéo « 40 millions d’automobilistes » : les automobilistes ne sont pas des fraudeurs

Selon Anne Hidalgo, 91% des automobilistes seraient des fraudeurs

« Les automobilistes qui paient le stationnement rotatif de surface ne sont que… 9 % ! Autrement dit, 91 % ne mettent pas d’argent dans le parcmètre. C’est de la fraude et c’est scandaleux ! Pour la Ville, cela représente chaque année un manque à gagner de 300 millions d’euros » fulminait Anne Hidalgo lors d’une interview au JDD en octobre dernier.

Daniel QUÉRO, président de « 40 millions d’automobilistes »

Des accusations basées sur les chiffres résultant d’une méthode de calcul du taux de paiement du stationnement sur voirie plus qu’alambiquée. « Il ne s’agit pas d’une constatation du nombre réel d’usagers qui s’acquittent du paiement de leur stationnement, mais d’une estimation du manque à gagner pour la Municipalité en fonction de la rentabilité maximum du stationnement payant, partant de l’hypothèse que toutes les places sont occupées et que chaque automobiliste paie le tarif maximum pour son stationnement. »

C’est nier le fait que, d’une part, tous les emplacements de stationnement ne sont pas occupés 24h/24 et 7j/7. Et, d’autre part, que certaines catégories d’usagers – sans être des « fraudeurs » – sont autorisées à payer un tarif préférentiel pour se garer sur la voirie (résidents, professionnels), voire à ne pas payer du tout (porteurs de la carte PMR, véhicules « propres »)

En réalité, 57,1% des automobilistes paient leur stationnement

Pour rétablir la vérité, l’association « 40 millions d’automobilistes » a mené son enquête avec l’hebdomadaire Marianne dans les rues de Paris. L’association a fait constater le taux réel de paiement du stationnement sur voirie dans la capitale par le cabinet d’huissiers de justice CHERKI et RIGOT et l’avocat en droit routier Jean-Baptiste IOSCA.

Pierre Chasseray, délégué général de l’association

« Sur l’ensemble des rues que nous avons parcourues, 57,1% des automobilistes stationnés étaient en règle. On est bien loin des hypothétiques 91% de fraudeurs évoqués par la maire de Paris. Grâce à ce relevé et au constat d’huissier, on a maintenant la preuve qu’Anne Hidalgo ment pour justifier une « réforme du stationnement » fortement impopulaire. Mais aussi une répression à outrance, qui sera encore renforcée par le recours à des sociétés privées pour verbaliser les usagers en infraction. »

Cindy Belpalme

Une route chauffante à l’essai dans le Tarn pour éviter les accidents

800m de route chauffante viennent d’être créés dans le Tarn. Une première pour le département, mais également une première en France pour ce qui concerne la technologie utilisée et la société italienne qui la mise au point, « Golden-House-Réalizzazionni ».

Le secteur routier de Lacaune a été retenu pour faire cet essai : une portion de 400m sur les deux voies de la RD 622 (1re catégorie), située à la sortie de Lacaune direction Brassac. Coût de la réalisation expérimentale : environ 150 000 €.

L’objectif ? Eviter de nombreux accidents sur ce secteur de la RD 622 réputé dangeureux.

Le procédé consiste à poser des cordons chauffants espacés d’une dizaine de centimètres par trace de roue, soit 16 cordons sur la largeur de la chaussée. Ici, le projet fait 400 mètres de long donc 64 cordons sont nécessaires pour sécuriser la route départementale, constamment à l’ombre et humide, la faute à un cours d’eau quelques dizaines de mètres en contrebas.

Plusieurs capteurs de gel seront encastrés dans la chaussée et des sondes sont positionnées à l’extérieur mesurant en permanence les températures et l’hygrométrie.

Le Département effectue ce test mais imagine déjà, si les résultats sont concluants, disposer de ce dispositif sur d’autres secteurs dangereux.

Une info de la dépêche.fr

SERGE BOULBES ET SAMUEL PRIEUR

Les deux décrets nécessaires aux interdictions de circulation viennent de paraître. De nombreuses villes vont lancer des études.

Les communes les plus engagées dans la lutte antipollution disposent depuis mercredi de l’arsenal qu’elles attendent depuis des mois. Avec pour commencer le décret relatif aux zones à circulation restreinte (ZCR). Désormais, le maire ou le président d’une intercommunalité peut prendre un arrêté d’interdiction de circulation des véhicules polluants dans tout ou partie de son territoire. Seconde arme : l’arrêté créant les 6 vignettes de couleur classant les niveaux d’émission des véhicules vient de paraître.

Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) a émis des critiques sur leur application trop restrictive pour les transports publics, mais, dans l’ensemble, les élus locaux disposent désormais d’un dispositif à leur main. Les décrets leur laissent une large autonomie de décision. C’était la condition posée par les collectivités pour s’engager dans ces ZCR. Ils devront simplement produire une étude environnementale et recueillir l’avis de quelques parties prenantes (conseils municipaux des communes limitrophes, chambres consulaires concernées, etc).

La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a confirmé au « Parisien » mardi qu’une dizaine de villes étaient prêtes à franchir le pas. Grâce à la souplesse du dispositif, les maires entendent l’appliquer sur mesure. Paris joue en première ligne dès ce vendredi avec une interdiction de circuler pour les voitures d’avant 1997 les jours de semaine. En embuscade figure Versailles, qui a adopté le même schéma.

La ville de Strasbourg envisage, elle, d’appliquer les restrictions de circulation uniquement pour les poids lourds dans le centre-ville à partir du 1er janvier 2018. La métropole de Grenoble était initialement dans les starting-blocks, mais les discussions patinent : dans un premier temps, les vignettes de couleur serviront à réguler un nouveau règlement de livraison non polluante en ville. Elles serviront aussi pour la gestion des pics de pollution en permettant un meilleur filtrage des véhicules.

Aide de l’Etat

A plus long terme, de nombreuses villes pourraient embrayer le pas de Paris. Le ministère de l’Environnement avait sélectionné il y a un an dans l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans  » 25 groupements de collectivités, représentant 735 communes et près de 15 millions d’habitants. L’Etat promet d’aider les collectivités volontaires à étudier leurs ZCR d’ici à cinq ans. Par exemple, la vice-présidente de Bordeaux Métropole chargée de la transition énergétique, Anne Walryck, explique à « Sud-Ouest » qu’une étude sera lancée « pour identifier les endroits de l’agglomération où une ZCR est nécessaire « .

Ces prochaines années, les collectivités devront aussi résoudre les questions encore en suspens. Notamment la meilleure façon de contrôler les véhicules interdits de circulation, sachant que les vignettes ne sont pas encore obligatoires. Des conflits politiques pourraient émerger de ces discussions, sachant qu’une intercommunalité peut imposer une ZCR à l’une de ses communes. Voilà pourquoi le passage de la réflexion à l’action risque de prendre plusieurs années.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/01/07/2016/LesEchos/22225-075-ECH_des-restrictions-a-l-etude-dans-une-dizaine-de-villes.htm#UCbeYOw14kvmDEdY.99

Le principe «pollueur-payeur» va très bientôt s’appliquer aux automobilistes qui traversent Paris. Tous – sauf exception – devront en effet s’acquitter d’une vignette anti-pollution à partir du lundi 16 janvier. Ces autocollants «Crit’Air» à coller sur un pare-brise ou une fourche de moto seront obligatoires. Cette mesure intervient après six mois d’une période «pédagogique» pour informer les automobilistes des nouvelles restrictions de circulation dans la capitale.

Histoire de rafraîchir les mémoires juste avant les fêtes, la Ville va lancer, en décembre, une campagne d’affichage et de distribution de brochures pour rappeler qu’à partir de la mi-janvier, «tout le monde s’y colle», selon le slogan de la campagne lancée mardi par Christophe Najdovski, adjoint Europe Écologie-Les Verts aux Transports de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. L’élu a rappelé «l’engagement fort de la maire et son équipe de reconquérir la qualité de l’air» dans la capitale qui subit une «situation préoccupante où un Parisien sur deux est exposé à un air qui ne respecte pas la règlementation». Paris est désormais une Zone à circulation restreinte (ZCR), la première en France, comme lui permet la loi sur la transition énergétique de 2015.

À chacun sa vignette !

À partir du 16 janvier, pour pouvoir circuler normalement, les véhicules devront ainsi afficher une des six vignettes rondes mises en place par le gouvernement et qui identifient par des couleurs différentes les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Les véhicules les plus polluants, dont les voitures essence ou diesel immatriculées avant 1997, seront interdits de circulation en semaine de 8 à 20 heures. Aucune vignette spéciale n’est prévue pour ces véhicules. C’est donc le fait de ne pas en porter qui les signalera en infraction si elles roulent en journée en semaine.

>>>>>>Tous les détails peuvent être consultés sur http://www.paris.fr/stoppollution.

Qui est concerné et comment ça marche ?

Tout véhicule circulant dans Paris devra afficher sa vignette : du véhicule électrique à la voiture ou utilitaire léger immatriculés pour la première fois jusqu’en 1997, ou au camion immatriculé pour la première fois jusqu’en 2001.

Les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d’avant le 1er juin 2000, «non classés», sont interdits à la circulation en semaine de 8 à 20 heures, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique). Ces véhicules représentent selon la Ville 2% du flux et 5% des émissions polluantes. S’ils n’ont pas le droit de circuler tout le temps, ils peuvent restés stationnés.

Tout le monde est concerné, qu’on habite Paris ou que l’on vienne d’ailleurs. Paris est désormais une zone à circulation restreinte (ZCR), comme le permet la loi de transition énergétique de 2015 donnant aux communes la possibilité de se déclarer ZCR. Selon la municipalité, quelque 600 000 véhicules roulent chaque jour à Paris.

Il existe des dérogations pour les véhicules d’urgences, les véhicules de collection qui détiennent une carte grise de collection, et, pendant un certain temps, les véhicules approvisionnant les marchés parisiens. Les taxis, comme les autres, devront se soumettre à la mesure.

Une amende en cas d’infraction : 68 euros pour les voitures, 135 pour les camions

Ces mesures de restriction de circulation, qui a provoqué l’été dernier une levée de boucliers des associations d’automobilistes, sont déjà en application depuis le 1er juillet, mais la Ville avait opté pour une période «pédagogique» d’information, sans verbalisation. À partir de janvier, le contrevenant risquera une amende de 68 euros pour les automobiles, 135 pour les poids-lourds. Aucune amende n’est pour l’instant prévue pour un véhicule qui serait en règle mais ne porterait pas de vignettes.

Article vu sur le journal: LE PARISIEN

Grenoble (Isère). Lors de pics de pollution dans la métropole alpine, les véhicules anciens n’auront pas le droit de circuler.
PHOTOPQR/« LE PROGRÈS »/JOËL PHILIPPON

Alors que la mairie de Paris a détaillé mardi son dispositif de restriction de circulation applicable en janvier, Grenoble s’est elle aussi lancée à titre expérimental depuis le 1er novembre.

Si les Parisiens semblent avoir zappé l’entrée en vigueur de la vignette, les Grenoblois font figure de bons élèves. La ville-préfecture de l’Isère ainsi que 48 communes de l’agglomération ont lancé le dispositif le 1er novembre à titre expérimental. « A la mi-novembre, on avait déjà enregistré en Isère 20 000 commandes de certificats de qualité de l’air sur la plate-forme dédiée à ce dispositif. Par rapport à Paris (NDLR : 10 000 vignettes achetées), c’est un bon chiffre qui correspond environ à 10 % de l’objectif final que nous visons », explique Yann Mongaburu, le vice-président chargé des déplacements à la Métro (surnom de la communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole).

Pour booster les ventes de ces vignettes, le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) a lancé une opération originale : « Avant le 1er janvier, date de l’entrée en vigueur du dispositif de restriction de circulation en cas de pic de pollution, nous offrons, sur présentation de la facture d’achat du certificat de qualité de l’air, trois tickets de transport en commun, bus ou tram. Soit l’équivalent de 4,50 €. Ce qui devrait inciter les automobilistes à acheter leur vignette. »

Une restriction de circulation mise en place 3 ou 4 jours par an

Mardi, les automobilistes étaient nombreux à venir retirer leurs tickets dans une agence du centre. « C’est vrai que cette opération m’a incitée à acheter ma vignette rapidement pour profiter de l’offre. Et surtout, cela m’évitera d’avoir un PV », confie Christelle, une habitante de Seyssinet, ville de la Métro. L’amende variera de 22 à 35 € pour absence de vignette lorsque le dispositif sera effectif, dès l’année prochaine.

A Grenoble, il sera déclenché après cinq jours de pic de pollution. On estime que 8 % des véhicules ne pourront plus entrer dans l’agglomération. Une mesure qui devrait être effective trois ou quatre jours par an dans cette cuvette coincée entre plusieurs massifs montagneux.

LE FAIT DU JOUR. La mairie de Paris a détaillé mardi son dispositif de restriction de circulation applicable en janvier. Grenoble se lance aussi et d’autres villes y réfléchissent.

Voilà un pic de pollution qui ne pouvait pas mieux tomber. Alors qu’une alerte aux particules fines est annoncée ce mercredi à Paris, 800 affiches seront collées dans les prochains jours pour inciter Parisiens et banlieusards à acheter leur certificat de qualité de l’air. Cette vignette de couleur, classant les véhicules selon leur niveau de pollution, sera désormais votre laissez-passer si vous circulez intra-muros. La mairie ayant décidé de bouter hors de ses murs les moteurs les plus nocifs, la préfecture de police fera la chasse aux vieux tacots dès la mi-janvier. Dans sa ligne de mire : les voitures de plus de 20 ans qu’Anne Hidalgo ne veut plus voir circuler. Depuis le 1er juillet, 120 000 de ces vignettes Crit’Air ont été vendues en France. D’ores et déjà, 45 000 Franciliens, dont 10 000 Parisiens, l’ont apposée sur leur pare-brise. « Il y a aujourd’hui 6 500 décès prématurés dus à la pollution de l’air à l’échelle du Grand Paris et il y a donc urgence à agir, plaide l’adjoint aux transports à la maire de Paris, Christophe Najdovski. Nous assumons de dire qu’en semaine et en journée on peut se passer d’un véhicule polluant à Paris.

Des artisans inquiets

Selon les chiffres de la mairie, 600 000 véhicules roulent dans la capitale chaque jour, dont près de 38 000 sont trop anciens pour bénéficier d’une vignette. Mais 40 Millions d’automobilistes fait un autre calcul, basé sur le nombre de voitures franciliennes immatriculées avant le 1er janvier 1997. « A terme, plus de 500 000 véhicules seront frappés d’interdiction et le préjudice pour leurs usagers est estimé à plus d’un milliard d’euros », s’étrangle le président de l’association ,Daniel Quéro.

A la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), on s’inquiète aussi des conséquences de ces restrictions. « Remplacer nos véhicules ne pourra pas se faire du jour au lendemain, d’autant qu’il n’existe pas aujourd’hui de fourgons électriques correspondant à nos besoins, souligne le président de la Capeb du Grand Paris, Antony Hadjipanayotou. Si la mairie continue à vouloir nous fermer la porte au nez, les Parisiens se débrouilleront tout seuls avec leurs travaux et leurs dépannages. »

Le ministère de l’Ecologie défend bec et ongles le principe des zones de circulation restreinte étrenné par Grenoble et Paris. Les conseillers de Ségolène Royal mettent en avant le coût de la pollution de l’air : 100 Mds€ par an. Son impact sur la santé ensuite : « Près de la moitié des Français respirent un air dont les teneurs en polluants dépassent les normes. »

Ce processus déborde largement le cas de Paris, souligne Guilhem Isaac Georges, conseiller qualité de l’air auprès de la ministre de l’Ecologie. Saint-Etienne, Dijon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen et la métropole du Grand Lyon ont tous lancé des études pour limiter les voitures dans leur centre-ville. »

QUESTION DU JOUR.

Faut-il étendre la vignette antipollution à toutes les villes ?

Londres, précurseur du péage urbain

Bruxelles y réfléchit. La capitale danoise, Copenhague, aussi. En Europe, plusieurs grandes villes ont déjà banni ou veulent limiter les voitures dans les centres avec les mêmes arguments : lutter contre les embouteillages, diminuer la pollution et promouvoir les circulations douces (vélo, voies fluviales…). En 2005, Londres a été la première à franchir le pas en instaurant un péage urbain très dissuasif : tout automobiliste qui souhaite circuler dans la zone payante de 7 heures à 18 heures, du lundi au vendredi, doit s’acquitter de la congestion charge, un péage de 11,50 £ (13,50 €) par jour. Cette zone est identifiée par un marquage au sol d’un C blanc dans un rond rouge ; des caméras enregistrent les plaques d’immatriculation des voitures roulant sans avoir payé le péage. Tout aussi dissuasive, depuis janvier 2015, la capitale espagnole, Madrid, inflige une amende de 90 € aux automobilistes qui circulent dans le centre sans y vivre ou qui ne disposent pas d’une place dans l’un des 13 parkings officiels.

S.C.

Vers la fin de la circulation alternée

Banlieusards, provinciaux et bien sûr Parisiens ; véhicules légers, scooters ou poids lourds : le 16 janvier, officiellement, tout le monde devra afficher la couleur sous forme d’une vignette ronde pour rouler dans la capitale, déclarée zone à circulation restreinte (ZCR). Mais paradoxalement, dans un premier temps, seuls les vieux véhicules d’avant 1997 (pour lesquels il n’existe pas de vignette) seront passibles d’une amende en cas de contrôle, du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures.

Au 1er juillet, les voitures porteuses de la vignette 5 (immatriculées avant 2001) deviendront à leur tour indésirables. Et ainsi de suite chaque année jusqu’à 2020, date à laquelle Paris s’est promis d’éradiquer le diesel. Les pastilles signent aussi la fin de la circulation alternée (en fonction des plaques paires ou impaires) en cas de pic de pollution. Lorsque l’Ile-de-France suffoquera, la circulation ne sera autorisée qu’à certaines catégories de vignette. Lesquelles ? Mystère pour l’instant. « On attend encore un arrêté interpréfectoral pour en définir les modalités », souligne le maire adjoint aux transports de Paris.

Article vu sur LE PARISIEN

J.D.

La municipalité parisienne a présenté, le 29 novembre, une campagne de communication indiquant que la nouvelle vignette Crit’Air devenait obligatoire à Paris à partir du 15 janvier 2017. Une communication erronée qui révèle les incohérences de ce plan antipollution

La nouvelle vignette est-elle obligatoire pour rouler à Paris à partir du 15 janvier 2017, comme indiqué sur le flyer de la ville publié et distribué à partir du 29 novembre 2016 ? C’est faux !

Cette communication révèle les incohérences du plan anti-pollution parisien, et on vous explique pourquoi :

Le certificat pour la qualité de l’air Crit’Air n’est pas obligatoire
En l’état actuel de la législation française, rien n’oblige un conducteur à acquérir une vignette antipollution Crit’Air.
« On ne pourra pas laisser la vignette non obligatoire ad vitam æternam », avouait même Christophe Najdovski, l’adjoint à la maire de Paris chargé des Transports le 29 novembre, traduisant en creux que sa propre campagne de comm’ était fausse !

La ville de Paris avance en précurseur avec des interdictions draconiennes, qui hélas seront inefficaces sur la pollution car les émissions nocives qui pourraient ainsi être évitées représentent un faible volume en rapport avec la circulation.

Tant que la vignette ne sera pas obligatoire partout en France, cela n’aura aucun impact sur la pollution. Et d’ici à ce que le gouvernement l’impose… Avec les élections, présidentielle et législatives qui se profilent, c’est peu envisageable. L’impact sur les urnes d’une telle mesure pourrait être considérable.

Crit’Air en chiffres
Le ministère de l’Environnement avance quelques chiffres sur la vente de vignettes Crit’Air depuis l’arrivée du site internet dédié :

 Environ 120 000 vignettes ont été vendues en France,

 dont 45 000 en Ile-de-France,

 et 10 000 dans Paris.
Une quantité peu représentative en regard des 600 000 véhicules légers, dont 100 000 2-roues motorisés (2RM) circulant chaque jour dans la capitale (d’après la mairie de Paris).
Les véhicules interdits à Paris représentent 2 % de la circulation et 5 % des émissions polluantes.

Moto et scooter : pas d’emplacement fiable pour l’autocollant
Nous avons demandé à un représentant du ministère de l’Environnement où on devait apposer sa vignette sur une moto ou un scooter. Sa réponse a été évasive : « sur la face avant, comme le papillon d’assurance ». C’est clair ? Non… « Le disque est autocollant sur les deux faces », précise le fonctionnaire, pour qu’il puisse être apposé derrière une vitre, ou sur un tube de fourche, un garde-boue…

Et si on se la fait voler ? « La vignette s’autodétruit, elle ne peut être réutilisée ». Super, mais le propriétaire doit-il en racheter une ? « Oui ». Dans une voiture, on colle le certificat à l’intérieur de l’habitacle. Sur un deux-roues c’est impossible. Mais……….

Suite de l’article cliquez sur le lien

http://www.motomag.com/Vignette-antipollution-Crit-Air-de-nombreuses-incoherences.html#.WD_HrWfrs6Y

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