Les deux décrets nécessaires aux interdictions de circulation viennent de paraître. De nombreuses villes vont lancer des études.

Les communes les plus engagées dans la lutte antipollution disposent depuis mercredi de l’arsenal qu’elles attendent depuis des mois. Avec pour commencer le décret relatif aux zones à circulation restreinte (ZCR). Désormais, le maire ou le président d’une intercommunalité peut prendre un arrêté d’interdiction de circulation des véhicules polluants dans tout ou partie de son territoire. Seconde arme : l’arrêté créant les 6 vignettes de couleur classant les niveaux d’émission des véhicules vient de paraître.

Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) a émis des critiques sur leur application trop restrictive pour les transports publics, mais, dans l’ensemble, les élus locaux disposent désormais d’un dispositif à leur main. Les décrets leur laissent une large autonomie de décision. C’était la condition posée par les collectivités pour s’engager dans ces ZCR. Ils devront simplement produire une étude environnementale et recueillir l’avis de quelques parties prenantes (conseils municipaux des communes limitrophes, chambres consulaires concernées, etc).

La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a confirmé au « Parisien » mardi qu’une dizaine de villes étaient prêtes à franchir le pas. Grâce à la souplesse du dispositif, les maires entendent l’appliquer sur mesure. Paris joue en première ligne dès ce vendredi avec une interdiction de circuler pour les voitures d’avant 1997 les jours de semaine. En embuscade figure Versailles, qui a adopté le même schéma.

La ville de Strasbourg envisage, elle, d’appliquer les restrictions de circulation uniquement pour les poids lourds dans le centre-ville à partir du 1er janvier 2018. La métropole de Grenoble était initialement dans les starting-blocks, mais les discussions patinent : dans un premier temps, les vignettes de couleur serviront à réguler un nouveau règlement de livraison non polluante en ville. Elles serviront aussi pour la gestion des pics de pollution en permettant un meilleur filtrage des véhicules.

Aide de l’Etat

A plus long terme, de nombreuses villes pourraient embrayer le pas de Paris. Le ministère de l’Environnement avait sélectionné il y a un an dans l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans  » 25 groupements de collectivités, représentant 735 communes et près de 15 millions d’habitants. L’Etat promet d’aider les collectivités volontaires à étudier leurs ZCR d’ici à cinq ans. Par exemple, la vice-présidente de Bordeaux Métropole chargée de la transition énergétique, Anne Walryck, explique à « Sud-Ouest » qu’une étude sera lancée « pour identifier les endroits de l’agglomération où une ZCR est nécessaire « .

Ces prochaines années, les collectivités devront aussi résoudre les questions encore en suspens. Notamment la meilleure façon de contrôler les véhicules interdits de circulation, sachant que les vignettes ne sont pas encore obligatoires. Des conflits politiques pourraient émerger de ces discussions, sachant qu’une intercommunalité peut imposer une ZCR à l’une de ses communes. Voilà pourquoi le passage de la réflexion à l’action risque de prendre plusieurs années.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/01/07/2016/LesEchos/22225-075-ECH_des-restrictions-a-l-etude-dans-une-dizaine-de-villes.htm#UCbeYOw14kvmDEdY.99

Le principe «pollueur-payeur» va très bientôt s’appliquer aux automobilistes qui traversent Paris. Tous – sauf exception – devront en effet s’acquitter d’une vignette anti-pollution à partir du lundi 16 janvier. Ces autocollants «Crit’Air» à coller sur un pare-brise ou une fourche de moto seront obligatoires. Cette mesure intervient après six mois d’une période «pédagogique» pour informer les automobilistes des nouvelles restrictions de circulation dans la capitale.

Histoire de rafraîchir les mémoires juste avant les fêtes, la Ville va lancer, en décembre, une campagne d’affichage et de distribution de brochures pour rappeler qu’à partir de la mi-janvier, «tout le monde s’y colle», selon le slogan de la campagne lancée mardi par Christophe Najdovski, adjoint Europe Écologie-Les Verts aux Transports de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. L’élu a rappelé «l’engagement fort de la maire et son équipe de reconquérir la qualité de l’air» dans la capitale qui subit une «situation préoccupante où un Parisien sur deux est exposé à un air qui ne respecte pas la règlementation». Paris est désormais une Zone à circulation restreinte (ZCR), la première en France, comme lui permet la loi sur la transition énergétique de 2015.

À chacun sa vignette !

À partir du 16 janvier, pour pouvoir circuler normalement, les véhicules devront ainsi afficher une des six vignettes rondes mises en place par le gouvernement et qui identifient par des couleurs différentes les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Les véhicules les plus polluants, dont les voitures essence ou diesel immatriculées avant 1997, seront interdits de circulation en semaine de 8 à 20 heures. Aucune vignette spéciale n’est prévue pour ces véhicules. C’est donc le fait de ne pas en porter qui les signalera en infraction si elles roulent en journée en semaine.

>>>>>>Tous les détails peuvent être consultés sur http://www.paris.fr/stoppollution.

Qui est concerné et comment ça marche ?

Tout véhicule circulant dans Paris devra afficher sa vignette : du véhicule électrique à la voiture ou utilitaire léger immatriculés pour la première fois jusqu’en 1997, ou au camion immatriculé pour la première fois jusqu’en 2001.

Les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d’avant le 1er juin 2000, «non classés», sont interdits à la circulation en semaine de 8 à 20 heures, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique). Ces véhicules représentent selon la Ville 2% du flux et 5% des émissions polluantes. S’ils n’ont pas le droit de circuler tout le temps, ils peuvent restés stationnés.

Tout le monde est concerné, qu’on habite Paris ou que l’on vienne d’ailleurs. Paris est désormais une zone à circulation restreinte (ZCR), comme le permet la loi de transition énergétique de 2015 donnant aux communes la possibilité de se déclarer ZCR. Selon la municipalité, quelque 600 000 véhicules roulent chaque jour à Paris.

Il existe des dérogations pour les véhicules d’urgences, les véhicules de collection qui détiennent une carte grise de collection, et, pendant un certain temps, les véhicules approvisionnant les marchés parisiens. Les taxis, comme les autres, devront se soumettre à la mesure.

Une amende en cas d’infraction : 68 euros pour les voitures, 135 pour les camions

Ces mesures de restriction de circulation, qui a provoqué l’été dernier une levée de boucliers des associations d’automobilistes, sont déjà en application depuis le 1er juillet, mais la Ville avait opté pour une période «pédagogique» d’information, sans verbalisation. À partir de janvier, le contrevenant risquera une amende de 68 euros pour les automobiles, 135 pour les poids-lourds. Aucune amende n’est pour l’instant prévue pour un véhicule qui serait en règle mais ne porterait pas de vignettes.

Article vu sur le journal: LE PARISIEN

Grenoble (Isère). Lors de pics de pollution dans la métropole alpine, les véhicules anciens n’auront pas le droit de circuler.
PHOTOPQR/« LE PROGRÈS »/JOËL PHILIPPON

Alors que la mairie de Paris a détaillé mardi son dispositif de restriction de circulation applicable en janvier, Grenoble s’est elle aussi lancée à titre expérimental depuis le 1er novembre.

Si les Parisiens semblent avoir zappé l’entrée en vigueur de la vignette, les Grenoblois font figure de bons élèves. La ville-préfecture de l’Isère ainsi que 48 communes de l’agglomération ont lancé le dispositif le 1er novembre à titre expérimental. « A la mi-novembre, on avait déjà enregistré en Isère 20 000 commandes de certificats de qualité de l’air sur la plate-forme dédiée à ce dispositif. Par rapport à Paris (NDLR : 10 000 vignettes achetées), c’est un bon chiffre qui correspond environ à 10 % de l’objectif final que nous visons », explique Yann Mongaburu, le vice-président chargé des déplacements à la Métro (surnom de la communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole).

Pour booster les ventes de ces vignettes, le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) a lancé une opération originale : « Avant le 1er janvier, date de l’entrée en vigueur du dispositif de restriction de circulation en cas de pic de pollution, nous offrons, sur présentation de la facture d’achat du certificat de qualité de l’air, trois tickets de transport en commun, bus ou tram. Soit l’équivalent de 4,50 €. Ce qui devrait inciter les automobilistes à acheter leur vignette. »

Une restriction de circulation mise en place 3 ou 4 jours par an

Mardi, les automobilistes étaient nombreux à venir retirer leurs tickets dans une agence du centre. « C’est vrai que cette opération m’a incitée à acheter ma vignette rapidement pour profiter de l’offre. Et surtout, cela m’évitera d’avoir un PV », confie Christelle, une habitante de Seyssinet, ville de la Métro. L’amende variera de 22 à 35 € pour absence de vignette lorsque le dispositif sera effectif, dès l’année prochaine.

A Grenoble, il sera déclenché après cinq jours de pic de pollution. On estime que 8 % des véhicules ne pourront plus entrer dans l’agglomération. Une mesure qui devrait être effective trois ou quatre jours par an dans cette cuvette coincée entre plusieurs massifs montagneux.

LE FAIT DU JOUR. La mairie de Paris a détaillé mardi son dispositif de restriction de circulation applicable en janvier. Grenoble se lance aussi et d’autres villes y réfléchissent.

Voilà un pic de pollution qui ne pouvait pas mieux tomber. Alors qu’une alerte aux particules fines est annoncée ce mercredi à Paris, 800 affiches seront collées dans les prochains jours pour inciter Parisiens et banlieusards à acheter leur certificat de qualité de l’air. Cette vignette de couleur, classant les véhicules selon leur niveau de pollution, sera désormais votre laissez-passer si vous circulez intra-muros. La mairie ayant décidé de bouter hors de ses murs les moteurs les plus nocifs, la préfecture de police fera la chasse aux vieux tacots dès la mi-janvier. Dans sa ligne de mire : les voitures de plus de 20 ans qu’Anne Hidalgo ne veut plus voir circuler. Depuis le 1er juillet, 120 000 de ces vignettes Crit’Air ont été vendues en France. D’ores et déjà, 45 000 Franciliens, dont 10 000 Parisiens, l’ont apposée sur leur pare-brise. « Il y a aujourd’hui 6 500 décès prématurés dus à la pollution de l’air à l’échelle du Grand Paris et il y a donc urgence à agir, plaide l’adjoint aux transports à la maire de Paris, Christophe Najdovski. Nous assumons de dire qu’en semaine et en journée on peut se passer d’un véhicule polluant à Paris.

Des artisans inquiets

Selon les chiffres de la mairie, 600 000 véhicules roulent dans la capitale chaque jour, dont près de 38 000 sont trop anciens pour bénéficier d’une vignette. Mais 40 Millions d’automobilistes fait un autre calcul, basé sur le nombre de voitures franciliennes immatriculées avant le 1er janvier 1997. « A terme, plus de 500 000 véhicules seront frappés d’interdiction et le préjudice pour leurs usagers est estimé à plus d’un milliard d’euros », s’étrangle le président de l’association ,Daniel Quéro.

A la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), on s’inquiète aussi des conséquences de ces restrictions. « Remplacer nos véhicules ne pourra pas se faire du jour au lendemain, d’autant qu’il n’existe pas aujourd’hui de fourgons électriques correspondant à nos besoins, souligne le président de la Capeb du Grand Paris, Antony Hadjipanayotou. Si la mairie continue à vouloir nous fermer la porte au nez, les Parisiens se débrouilleront tout seuls avec leurs travaux et leurs dépannages. »

Le ministère de l’Ecologie défend bec et ongles le principe des zones de circulation restreinte étrenné par Grenoble et Paris. Les conseillers de Ségolène Royal mettent en avant le coût de la pollution de l’air : 100 Mds€ par an. Son impact sur la santé ensuite : « Près de la moitié des Français respirent un air dont les teneurs en polluants dépassent les normes. »

Ce processus déborde largement le cas de Paris, souligne Guilhem Isaac Georges, conseiller qualité de l’air auprès de la ministre de l’Ecologie. Saint-Etienne, Dijon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen et la métropole du Grand Lyon ont tous lancé des études pour limiter les voitures dans leur centre-ville. »

QUESTION DU JOUR.

Faut-il étendre la vignette antipollution à toutes les villes ?

Londres, précurseur du péage urbain

Bruxelles y réfléchit. La capitale danoise, Copenhague, aussi. En Europe, plusieurs grandes villes ont déjà banni ou veulent limiter les voitures dans les centres avec les mêmes arguments : lutter contre les embouteillages, diminuer la pollution et promouvoir les circulations douces (vélo, voies fluviales…). En 2005, Londres a été la première à franchir le pas en instaurant un péage urbain très dissuasif : tout automobiliste qui souhaite circuler dans la zone payante de 7 heures à 18 heures, du lundi au vendredi, doit s’acquitter de la congestion charge, un péage de 11,50 £ (13,50 €) par jour. Cette zone est identifiée par un marquage au sol d’un C blanc dans un rond rouge ; des caméras enregistrent les plaques d’immatriculation des voitures roulant sans avoir payé le péage. Tout aussi dissuasive, depuis janvier 2015, la capitale espagnole, Madrid, inflige une amende de 90 € aux automobilistes qui circulent dans le centre sans y vivre ou qui ne disposent pas d’une place dans l’un des 13 parkings officiels.

S.C.

Vers la fin de la circulation alternée

Banlieusards, provinciaux et bien sûr Parisiens ; véhicules légers, scooters ou poids lourds : le 16 janvier, officiellement, tout le monde devra afficher la couleur sous forme d’une vignette ronde pour rouler dans la capitale, déclarée zone à circulation restreinte (ZCR). Mais paradoxalement, dans un premier temps, seuls les vieux véhicules d’avant 1997 (pour lesquels il n’existe pas de vignette) seront passibles d’une amende en cas de contrôle, du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures.

Au 1er juillet, les voitures porteuses de la vignette 5 (immatriculées avant 2001) deviendront à leur tour indésirables. Et ainsi de suite chaque année jusqu’à 2020, date à laquelle Paris s’est promis d’éradiquer le diesel. Les pastilles signent aussi la fin de la circulation alternée (en fonction des plaques paires ou impaires) en cas de pic de pollution. Lorsque l’Ile-de-France suffoquera, la circulation ne sera autorisée qu’à certaines catégories de vignette. Lesquelles ? Mystère pour l’instant. « On attend encore un arrêté interpréfectoral pour en définir les modalités », souligne le maire adjoint aux transports de Paris.

Article vu sur LE PARISIEN

J.D.

La municipalité parisienne a présenté, le 29 novembre, une campagne de communication indiquant que la nouvelle vignette Crit’Air devenait obligatoire à Paris à partir du 15 janvier 2017. Une communication erronée qui révèle les incohérences de ce plan antipollution

La nouvelle vignette est-elle obligatoire pour rouler à Paris à partir du 15 janvier 2017, comme indiqué sur le flyer de la ville publié et distribué à partir du 29 novembre 2016 ? C’est faux !

Cette communication révèle les incohérences du plan anti-pollution parisien, et on vous explique pourquoi :

Le certificat pour la qualité de l’air Crit’Air n’est pas obligatoire
En l’état actuel de la législation française, rien n’oblige un conducteur à acquérir une vignette antipollution Crit’Air.
« On ne pourra pas laisser la vignette non obligatoire ad vitam æternam », avouait même Christophe Najdovski, l’adjoint à la maire de Paris chargé des Transports le 29 novembre, traduisant en creux que sa propre campagne de comm’ était fausse !

La ville de Paris avance en précurseur avec des interdictions draconiennes, qui hélas seront inefficaces sur la pollution car les émissions nocives qui pourraient ainsi être évitées représentent un faible volume en rapport avec la circulation.

Tant que la vignette ne sera pas obligatoire partout en France, cela n’aura aucun impact sur la pollution. Et d’ici à ce que le gouvernement l’impose… Avec les élections, présidentielle et législatives qui se profilent, c’est peu envisageable. L’impact sur les urnes d’une telle mesure pourrait être considérable.

Crit’Air en chiffres
Le ministère de l’Environnement avance quelques chiffres sur la vente de vignettes Crit’Air depuis l’arrivée du site internet dédié :

 Environ 120 000 vignettes ont été vendues en France,

 dont 45 000 en Ile-de-France,

 et 10 000 dans Paris.
Une quantité peu représentative en regard des 600 000 véhicules légers, dont 100 000 2-roues motorisés (2RM) circulant chaque jour dans la capitale (d’après la mairie de Paris).
Les véhicules interdits à Paris représentent 2 % de la circulation et 5 % des émissions polluantes.

Moto et scooter : pas d’emplacement fiable pour l’autocollant
Nous avons demandé à un représentant du ministère de l’Environnement où on devait apposer sa vignette sur une moto ou un scooter. Sa réponse a été évasive : « sur la face avant, comme le papillon d’assurance ». C’est clair ? Non… « Le disque est autocollant sur les deux faces », précise le fonctionnaire, pour qu’il puisse être apposé derrière une vitre, ou sur un tube de fourche, un garde-boue…

Et si on se la fait voler ? « La vignette s’autodétruit, elle ne peut être réutilisée ». Super, mais le propriétaire doit-il en racheter une ? « Oui ». Dans une voiture, on colle le certificat à l’intérieur de l’habitacle. Sur un deux-roues c’est impossible. Mais……….

Suite de l’article cliquez sur le lien

http://www.motomag.com/Vignette-antipollution-Crit-Air-de-nombreuses-incoherences.html#.WD_HrWfrs6Y

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Obligation du port des gants : doit-on acheter une paire neuve ?

Depuis le 20 novembre, conducteur et passager d’un deux-roues motorisé doivent porter des gants. Une obligation qui peut créer la confusion chez les motards entre conformité, homologation et étiquetage.
Devez-vous changer vos gants ?

Acheter une paire neuve ?

On fait le point.
Porter des gants à moto est obligatoire pour le conducteur et le passager d’un deux-roues motorisé depuis le 20 novembre dernier. Nombreuses sont les interrogations des motards : dois-je changer mes gants ?
Quelle différence entre « certifié CE » et « homologué » ? Quelle étiquette dois-je avoir sur mes gants ?
Voici notre éclairage. Dois-je acheter une paire neuve si je possède déjà des gants de moto ?
Non. Les gants doivent être « conformes à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle » : concrètement ils doivent être conçus pour limiter les risques de blessures en cas de chute.
Un organisme de contrôle s’assure que les modèles des fabricants correspondent à différents ….. la suite sur:

http://www.motomag.com/Obligation-du-port-des-gants-doit-on-acheter-une-paire-neuve.html#.WDq-_mfrs6Y

Port des gants obligatoire : la fausse « bonne idée »

mardi 20 septembre 2016

Droits dans leur bottes qu’ils ne portent pas même quand ils circulent sur leur scooter, les « Père fouettard » de la sécurité routière gouvernementale viennent de publier le décret qui rendra le port des gants obligatoire d’ici deux mois pour tous les usagers de véhicules à deux et trois roues motorisés. La FFMC regrette à nouveau qu’une mesure de bon sens soit gâchée par un énième règlement qui va transformer un peu plus les usagers en gibiers de police.

Circuler sur un deux-roues motorisé est une chose risquée… on le sait. Non pas que le véhicule soit dangereux en soi, mais son conducteur (et passager éventuel) est à cheval dessus et ne bénéficie d’aucune protection en cas de chute, de choc, d’éjection, bref en cas d’accident de la circulation. Donc, tout le monde est d’accord pour dire que sur un deux-roues, on est vulnérable et qu’il faut donc se pro-té-ger ! Les motards (ceux qui ont passé un permis moto et qui circulent le plus souvent possible à moto) le savent bien : alors que le casque est le seul équipement obligatoire, les motards portent en grande majorité un blouson renforcé, du cuir, des gants de moto, de bonnes chaussures ou des bottes.

Autrement dit, les motards font d’eux-mêmes des choses qui ne leur sont pas imposées par un texte réglementaire… ça alors ! Faut dire que les motards ont de la chance : ils aiment rouler à moto, ils lisent des journaux qui ne parlent que de ça et ça ne les dérange pas de ressembler à des motards puisqu’ils se définissent comme tels.

Mais il n’y a pas que des « motards » qui circulent à deux-roues. Dans les grandes villes où les gens sont désormais confrontés à des questions de « mobilité », il y a aussi plein de femmes et d’hommes qui circulent sur des deux-roues et qui ne sont pas des « motards », au sens passionnel du terme… en général, ils se déplacent sur des scooters correspondant à des catégories administratives auxquelles ils ont accès avec leur permis auto et une petite formation validée par une attestation. Ils portent un casque parce qu’ils savent que c’est obligatoire et aussi parce que c’est indispensable (tout de même !). Les plus avertis adoptent une veste renforcée et parfois, des gants. Pour le reste, c’est souvent le costard-cravate et les chaussures de ville (ou les escarpins) qui complètent une panoplie d’abord conforme aux codes vestimentaires en vigueur au bureau où l’on se rend à deux-roues uniquement parce c’est le mode de transport qui permet de ne pas trop perdre de temps sur des journées déjà bien chargées. Reste les ados sur leurs cyclo ou scooter… souvent en survêtement-baskets parce que les parents font peu cas de l’équipement de leurs mômes et que de toute façon, il n’y connaissent pas grand-chose non plus sur la question (faute d’information).

Brain-storming au ministère

A force de réfléchir sur la question de la sécurité des usagers en deux-roues motorisés et au terme de centaines de réunions et la publication de quelques rapports d’experts, les fonctionnaires de la Sécurité routière sont arrivés à la conviction que le port d’un équipement « adapté » permet de réduire la gravité des blessures dans les accidents de deux-roues. Avec quelques études encore plus poussées validées par des avis scientifiques (indispensable, sinon c’est pas sérieux ), les représentants des Pouvoirs publics sont également arrivés à l’hypothèse certainement probable que les motards (ceux qui ont le permis moto pour utiliser un « gros cube ») sont généralement bien équipés… en tout cas plus que ce que la réglementation ne l’exige. Admettre que des gens qui semblent aimer prendre des risques au point de s’obstiner à circuler sur ce qu’il y a de plus dangereux, puissent d’eux-mêmes se préoccuper de limiter leurs risques sans qu’une loi ne les y oblige, ça n’a pas été chose facile chez les ingénieurs de la Sécurité Routière dont le premier réflexe consiste à foutre la trouille aux gens pour leur inventer des lois supplémentaires… mais bon, ils ont fini par en convenir : les motards sont bien équipés.

Mais pour les autres, les employés de bureau en scooter et les ados, comment faire ? Ils ne lisent pas la presse moto, ils sont peu sensibilisés à leurs propres enjeux d’exposition aux risques et de toute façon, les Pouvoirs publics n’ont jamais consacré autant de moyens à leur expliquer l’intérêt de bien s’équiper qu’ils en mettent habituellement pour nous convaincre que les radars ont sauvé des vies grâce à la menace du retrait de points sur le permis.

Chassez le paternel, il revient au galop : « on va o-bli-ger les gens à s’équiper ! Ça a marché pour la ceinture en voiture, ça marchera pour les deux-roues ! Et toc ! mon p’tit Pascal, appelez le service de la réglementation, qu’ils nous concoctent un bon p’tit décret de derrière les fagots ! » Voui mais par quoi va-t-on commencer ? Le casque, c’est fait depuis longtemps… le blouson ? Hummm, ça coûte cher et puis y’a des normes, c’est compliqué, sans parler de la concurrence asiatique qui nous fait un tort terrible… les bottes alors ? Pas pratique et puis les moto-taxi ne vont pas pouvoir demander à leurs clients d’enfiler des bottes, sans compter les problèmes de tailles… Faut tenir compte de la clientèle des moto-taxi, ce sont parfois des députés ou des grands chefs d’entreprise. « Et les gants ? » « Ah, bravo Pascal ! C’est parfait, ça ! Pas trop cher, facile à transporter… et vu que les motards en portent déjà, les braillards de la Fédération des motards en colère ne vont pas nous embêter, n’peuvent pas être contre quelque chose qu’ils ont adoptés d’eux-mêmes, d’autant plus qu’ils préconisent l’équipement de protection dans toutes leurs publications… même sur leurs forums Internet, y’en a qui sont déjà d’accord. Les gants, c’est vraiment bien, ça faire une belle annonce au Jité de la télé, le ministre sera content. »

Tout de même… imaginer une loi pour imposer le port d’un équipement qui relève avant tout du simple bon sens ? N’y aurait-il pas un truc de cassé au fronton de la République, là où l’on peut lire la devise qui commence par « Liberté » ? Les fonctionnaires ministériels, garants par principe de nos valeurs républicaines répondent « qu’il n’y a que les obligations qui fonctionnent », que « la prévention ça ne marche pas » ! Mais jusqu’à présent, a t-on fait de la prévention en direction d’usagers qui ne se retrouvent pas dans les catégories habituelles, automobilistes ou motards, parce qu’ils sont justement entre les deux ? Non : rien n’a été entrepris en direction de cette catégories d’usagers de la route que les Pouvoirs publics continuent à ignorer au point de ne même pas les prendre en compte dans les plans de déplacements urbains. Et pourtant, la prévention, ça fonctionne chez les motards dont on se plait à a dire qu’ils seraient réfractaires à tout ! La preuve, ils portent des gants alors que rien ne les y obligent, sinon la conscience établie chez eux que c’est tout simplement indispensable. Les motards démontrent ainsi qu’un individu convaincu reste convaincu… alors qu’un individu simplement contraint se relâche en même temps que la pression réglementaire se relâche également, façon « pas vu pas pris ».

Si l’on veut vraiment que les gens s’approprient durablement les enjeux de sécurité routière, vaut-il mieux convaincre ou faut-il contraindre encore ?

A la FFMC, ça fait longtemps qu’on a la réponse ! Preuve en est que les motards portent des gants, des bottes, des blousons renforcés et tout le tremblement.

A partir de dimanche 20 novembre, ne pas protéger ses mains en portant des gants lorsqu’on circule sur un deux-roues motorisé sera passible d’une amende de 68 € et du retrait d’un point sur le permis de conduire. La FFMC regrette à nouveau que le simple bon sens (mettre des gants) adopté naturellement par la majorité des usagers soit gâché par un énième règlement qui va transformer un peu plus les motards en gibiers de police, tandis que le manque d’entretien du réseau routier qui se dégrade inexorablement n’a jamais été si préoccupant.

 

Ce n’est pas contre le port des gants que la FFMC proteste, mais contre le fait qu’ils deviennent « obligatoires » sous la menace d’une verbalisation et d’un retrait de points sur le permis de conduire (alors que le non port des gants ne menace pas l’intégrité d’autrui). Tout en reconnaissant que les motards sont plutôt bien équipés, le gouvernement prétend que cette mesure va protéger ceux qui sont peu conscients de leur vulnérabilité… mais avant de brandir à nouveau le bâton de la répression, ne vaudrait-il mieux pas renforcer l’information et la formation en direction des publics les moins bien informés plutôt que de durcir encore la législation ?
Nous pensons qu’en matière de sécurité routière, il vaut mieux inciter qu’obliger, suivant l’idée qu’une personne convaincue sait ce qu’elle a à faire pour se protéger et qu’elle va également en convaincre d’autres (ce qu’a toujours fait la FFMC), alors qu’une personne contrainte a tendance à refuser la contrainte, surtout quand elle est énoncée par des gens qui décident à notre place sans même écouter nos propositions (voir http://www.ffmc.asso.fr/IMG/pdf/manifeste-BD.pdf)

D’autre part, si le gouvernement se montre si préoccupé par la vulnérabilité des usagers en deux-roues, que fait-il pour infléchir la dégradation du réseau routier ? Avant de donner des leçons de sécurité aux gens, l’Etat ferait bien d’assumer ses propres responsabilités en balayant devant sa porte !

En fait, cette obligation du port des gants est surtout une mesure « cosmétique » pour le ministère de l’intérieur qui veut faire croire qu’il agit pour la Sécurité routière.

Orange avec AFP, publié le dimanche 02 octobre 2016 à 10h38

C’est une histoire de « gros sous » sur laquelle les autorités judiciaires ont quelques soupçons. Selon Mediapart, une enquête pénale pour « favoritisme et prise illégale d’intérêts » sur l’attribution de certains marchés publics a été ouverte le 29 mars dernier. Les zones d’ombre concernent des contrats passés pour le fonctionnement du parc des radars automatiques.

La procédure fait suite à une plainte initiale de « Anticor », déposée en novembre 2015. Cette association anti-corruption est connue du grand public pour avoir déjà conduit à des actions en justice dans des affaires médiatisées comme les frais de taxi de l’ancienne directrice de l’INA Agnès Saal, les sondages de l’Elysée, ou encore celle de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Dans une enquête révélée samedi 1er octobre, Mediapart indique que les motifs énoncés dans la plainte ont été considérés comme « suffisamment sérieux » par la justice et son parquet national financier (PNF), qui s’intéresse aux « conditions d’attribution de quatre juteux contrats passés entre l’Etat et des sociétés du groupe Atos » entre 2003 et 2011. L’entreprise française spécialisée dans l’informatique est soupçonnée d’avoir été favorisée au détriment d’éventuels firmes concurrentes. Selon la même source, les noms de deux anciens ministres de l’Economie et des Finances ressortent dans le dossier : Thierry Breton, patron de Bercy sous Jacques Chirac entre 2005 et 2007, et Francis Mer (2002-2004).

Les deux auraient, selon Mediapart, auraient joué un rôle « dans l’attribution de certains de ces marchés et dans les commandes de prestations réclamées d’une manière générale dans le cadre du nouveau système de contrôle-sanction automatisé ». Ils avaient ensuite été nommés dans les instances dirigeantes de deux des entreprises fournissant l’Etat : Atos, et Safran (dont sa branche « Morpho » fabrique des radars)..